LA SECONDE TENTATIVE DANNÈXION
fcrenco iiitcriiationalo dans le but «d'adoi)ler et de mettre à exécution de nouvelles mesures capables d'assurer aux indigènes de l'Afrique un traitement équitable . Après un débat assez vif, la proposition fut repoussée par le cabinet et pendant J,es six années qui suivirent, la campagne philanthropique de la société protectrice des indigènes fut exclusivement poursuivie dans les journaux, sans plus parvenir à émouvoir le ])arlement britannique. Il en fut longtemps de même, eu Belgique. La presse n'}'^ traitait du Congo qu'avec une profonde ignorance ou avec une vive admiration, qui ne souffrait aucune observation. Elle se refusait à faire crédit aux nouvellistes étrangers, qui signalaient, en termes vagues et j)arfois contradictoires, les (horreurs du Congo belge . L'amour-propre national s'en mêla. L'opinion publique était tellement suggestionnée par les chiffres alléchants des ventes de caoutchouc et d'ivoire du marché d'Anvers et les cotes fabuleuses atteintes en bourse par certaines valeurs congolaises, qu'elle en arriva à tenir pour suspect tout Belge qui osait se permettre d'adresser des critiques à l'administration de l'Etat indépendant ; on créa la légende que la campagne anglaise n'était dirigée que par quelques « mar-