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LE COMITE D'ÉTUDES DU HAUT CONGO

Avec une inteUigeiice qu'on ne saurait assez admirer, l'envoi d'une expéditioin d'études d'entreprises commerciales, par la voie du Congo, fut décidé. Le plan en fut esquissé avec une telle rapidité que, au mois de jianvier 1878, Stanley, revenant d'Afrique et arrivant à Marseille y trouva deux délégués du roi Léopold, MM. le baron Greindl et le général Sanford, respectivement secrétaire et membre du Comité de l'Assoiciation internatiomale, qui lui annoncèrent que ses découvertes avaient fait naître un projet nouveau, pour la réalisatiom duquel son expérience et son comcours actif étaient sollicités.

Les grandes lignes de l'affaire, à cette heure plus commerciale que politique, sont exposées dans le prospectus suivant intitulé : Syndicat à

former pour une étude au Congo, et pour la formation éventuelle d'une société de chemin de fer en Afrique et d'une société commerciale pour le commerce du haut Congo. Le document élail coiilidenliel. Il est sugestif et explique bien des choses :

« Les soussignés s'engagent à participer pour la somme par eux souscrite au frais d'une étude à faire au Congo. Les détails de l'étude seront réglés d'un commun accord Sa Majesté le roi des Belges, qui a pris l'initiative de cette étude, consent à accepter la présidence de la commission d'étude.

« Le but de l'étude est d'examiner dans le plus bref délai possible la question de la construction d'une communication par chemin de fer et bateaux à vapeur entre le bas Congo et le haut Congo et d'examiner, en même temps, les chances de rendement, par la possibilité d'établissements de commerce sur le haut Congo.

« Aussitôt que les rapjiorts de la commission d'étude feront prévoir la possibilité de la réussite ]iOur la construction de la communication susdite, les soussignés s'engagent à faire tous leurs efforts pour former immédiatement une société pour ce chemin de fer Non seulement ils participeront dans ladite société pour les sommes déjà versées et encore à verser par eux du chef de leur inscription, mais ils promettent, autant qu'il leur est possible, de souscrire de nouveau eux-mêmes et

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