AU CAPITOLE
Le 2 juillet 1905, à Tervueren, la célébration du vingtième anniversaire de la proclanialion de la constitution de l'Etat du Congo, fut l'occasion d'une manifestation de loyalisme.
Léopold II s'y rendit entouré de ses ministres d'Etat africains, MM. les barons van Eetvelde et Descamps, de ses ministres belges et des personnages du monde officiel. Il y fut reçu par la Fédération des cercles coloniaux. Un groupe d'« anciens Congolais» lui fit une escorte d'honneur et le colonel Fivé, président de la fédération, ancien inspecteur d'Etat du Congo et membre de l'ambassade congolaise en Chine, le harangua, «Si j'ai créé l'Etat du Congo, répondit le roi, et si j'ai soldé ses dépenses de mes deniers, c'est que je voulais que le nouvel Etat pût être
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ulile à la l'ois à la cause de la civilisalioii et de la Belgique . Il voulut eu donner une preuve immédiate et pria le chevalier de Cuvelier, son secrétaire général des Affaires étrangères, de lire un décret par lequel il fondait, à Tervueren, aux frais de l'Etat du Congo, une Ecole mondiale dans le but de former ceux qui se destinent aux carrières à Télranger. Cette institution — qui dérivait de lidée maîtresse dont est sorti é^aleuu'iil !e Congrès cV exjKinaion mondiale de Mons, que le roi inaugura le 24 septembre — devait êlre unique au monde. Un monument allait être édifié non loin du musée de Tervueren, sur des |)lans grandioses, dus à un architecte français. Sa commission d'études serait présidée jDar un juriste allemand, qui avait chaleureusement pris le j)arti de llîlal du Congo dans son conflit avec r Angleterre.
La pose de la première pierre eut lieu séance tenante, suivant le cérémonial traditionnel. Les clueurs entonnèrent des chants patriotiques, parmi lesquils riiymne congolais : Vers F Avenir^ que ^■eliait de composer, à la demande du roi, M. (Icvaert, son maître de chapelle.
Les événements firent oublier 1'' Ecole mondiale de Tervueren , qui demeura à l'état de pro-