‹ Histoire politique du Congo BelgeChapitre 51 sur 110 · AU CAPITOLE · texte numérisé non relu

AU CAPITOLE

je!, allendaiit qu'on songea à poser sa deuxième pierre.

Les vivais patriotiques ne furent pas moins gonflés de fierté, d'allégresse et d'espérance, le 21 du môme mois, au passage de Léopold II, roi des Belges, allant célébrer, devant le temple de la justice et du droit, quarante années de rc^gne pacifique, en même temi)s que soixanle-quinze laborieuses années d'indépendance nationale. De son palais, dont la nation venait d'ordonner la réédification somptueuse, les corps constitués de l'Etat le conduisirent au lieu de la cérémonie^ en un cortège imi)osant, moderne intei'prétation de celui qu'André Mantegna conçut jadis en riionneur de César. Les personnages officiels parlèrent de la richesse publique, de la plus grande Belgique et de ses espérances d'avenir. Ils célébrèrent la grande pensée humanitaire du règne, l'union personnelle et les bienfaits de la civilisalion. Le roi répondit à leurs discours par ((uelques phrases brèves et impérieuses, visant directement le Parlement et certains i)rojets de travaux publics qui lui étaient chers, souniis à l'approbation de la Chambre et que celle-ci hésiiait à voler. L'apostrophe fit sensation.

L'auguste fondateur de l'Œuvre congolaise était

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alor^ à l'apogée de sa fortune, de sa puissance et de sa gloire. Son règne s'achevait dans la paix. L'industrie nationale s'était magnifiquement développée. De grands travaux décrétés ou commencés sur tous les points du royaume témoi gnnient de la prospérité publique et de l'heureuse marche des affaires. Les résidences royales s'embellissaient à vue d'œil. Quand le bâtiment va., tout va.

En Afrique, les progrès de la civilisation étaient proclamés. Les chiffres du mouvement commercial» grandissant de lEtal du Congo en témoignaient éloquemmenl : à elle seule, l'exportation du caoutchouc ne s'était-elle pas élevée, pour les dernières années (1901-190()), à une valeur de 270 millions de francs ! Les acclamations de la foule prouvèrent à Léopold II que les Belges appréciaient tant de bienfaits, source d'une prospérité matérielle qui dépassait en éclat celle des époques les plus prospères de l'histoire nationale.

Les magistrats enquêteurs, revenus du Congo depuis le 13 mars, rédigeaient leur rapport.

XXXVITI.

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