‹ Histoire politique du XIXe siècleChapitre 16 sur 96 · La royauté belge et les partis · texte numérisé non relu

La royauté belge et les partis

Le roi F^éopolcl 1" ( 1881-18(>i>). — Ce fut une bonne lortune pour les lielii'i's, exposés pendant plusieurs années aux rancunes des Pays-Bas, à la défiance «le lAnylelerre et de la Prusse qui leur supposaient des sentiments francophiles, que de s'être donné pour roi Léopold de Saxe-Cobourg Saalfeld. Aucun prince n'était plus t< européen ». A dix-luiit ans, ifénéral au service de la Russie ; à

vingt-six ans, naturalisé Anglais pour épouser la princesse Charlotte, héritière présomptive du futur Georges IV et veuf au bout d'un an, il aurait pu régner dans Athènes sur le minuscule État grec sorti des délibérations jalouses des diplomates de Londres. Il refusa celte couronne lointaine. Il avait quarante et un ans quand il épousa la princesse Louise-Marie d'Orléans, tille de Louis-Philippe (9 août 1832) ; gendre du roi des Français, il avait pour nièce la future reine d'Angletei-re, \ ictoria, qu'il avait formée à la politique et dont il demeura le conseiller. D'autres Cobourg devenaient princes consorts en Angleterre (1840) et en Portugal. Il avait toutes sortes de raisons pour réaliser en son État une façon d'équilibre dont l'Europe lui saurait gré. C'est ainsi qu'il ménageait aux souverains de France et d'Angleterre la reprise de relations personnelles (1843), qu'il calmait le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, auteur d'un toast gallophobe prononcé sur les bords du Hliin (I845\ qu'il passait avec le Zollverein allemand, un an avant la France, un traité de commerce (1844), qu'il en signait un autre avec les Pays-Bas (484fi) pour terminer tous les dilTércnds avec cet l^tal. Fn 184(5, il laissa son beau-père de Frtinci'

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