III. — L'Afrique équatoriale française
Le Gabon. — La conquête, d'ailleurs toute pacifique, et la création du Co/2^o /"rança/s est l'œuvre d'un ancien officier de la marine italienne, naturalisé après 1870, de Brazza-Savorgnan. Avant lui, la France n'avait guère installé sur lestuaire du Gabon quun point d'appui pour ses navires chargés dans l'Atlantique sud de réprimer
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la traite des noirs (18H9). Kn ISii», avec des esclaves saisis à bord d'mi lu'j^rier et i-eiidus à la liberté, fui, ioiidé le village de Libreville: mais lien ne lut tenté, en dépit de quelques traités i);is?(''s par du (iliaillu avec des chefs du cap Lope/, en vue d'une pénéti'ation politique ou commerciale (1855-1870). Quelques factoreries s'établirent seulement sur l'Ogooué inférieur. En IHTi, Marche elCompiègne remontèrentle Heuve jusqu'au conlluent de l'ivindo (470 kiloiuMres), où les l'aliouins les arrétèreid. IJiazza l'eprit leiii- projcit avec l'idée de (juitler lOgooué (piand il cesserait de le mener vers le nord-est (aofit 1«75). Défait, il le remonta avec Marche et Ballay, tiaita avec les Pahouins, reconnut et dépassa les aflluents, l'ivindo et le Sébé: puis, comme des rapides attestaient que le lleuve n'offrait pas la voie de |)éi)élralioii souiiailée, 15raz/a et Ballay gagnèrent par terre l'Alima, dans KmjucI ils ne soupçonnèrent point un aflluent du Congo, puis la Likoua. Kn août 1878, ils regagnaient l'Ogooué et le Gabon.
Constitution du Conjaro fran<;îiis (1879-1 88o). — A cette
époque, Stanley, devenu « africain » pour retrouver Livingstone,
découvrait le cours supérieur du Congo qu'il descendait depuis le Tanganyka jusqu'à l'Océan, prenait possessi(^)n de sa rive gauche et de plusieurs points de la rive droite (187i-1877). Brazza repartit aussitôt ; en 1879, il remontait l'Ogooué, sur lecjuel il fondait Francccille (au conlluent de la Massa), atteignait ensuite le grand lleuve par le pays des Batékés.
Le roi Makoko signa un traité de l»rotectorat (3 novembre 1880) et céda le territoire de .X'tamo sur le lac fornu* par le fleuve en amont des dernières chutes (Staidey Pool). Brazza y créa Brazzaville, la confia à la garde de quatre tirailleurs commandés par le sergent sénégalais Malamine, i)uis descendant le lleuve à son tour, rencontra Stanley aux cataractes de \'\vi, regagna le Gabon, ravitailla Franceville, qu'il joignit à l'Alima par une piste carrossable, acheva dans tout le domaine de l'Ogooué de faire acte de possession.
Un chef ('.0-\<:oi.ais (D'après uiif plHito<;raphie)
LE HABTAGE DE l'aI'RIQUE 139
Stanley s'inquiéta de se voir distancé sur le moyen (]ongo; il le remonta avec 70 Zanzibarites bien armés, installa des postes sur les deux rives, jusqu'au moment où il rencontra celui du sergent Malamine, décidé à défendre avec l'aide du roi Makoko « le morceau détoffe bleu, blanc et rouge » que Stanley s'égayait de voir flotter sur la case royale. 11 se rejeta néanmoins au nord-ouest vers le Kouilou, dont il déclara prendre possession au nom du Comité du Congo. — Entre temps, le Parlement français avait ratifié le traité avec Makoko, et le ministère Ferry avait renvoyé Brazza en Afrique comme chef de la « Mission de l'Ouest africain », commissaire général de la République. En trois années (1883-1885), avec une cinquantaine de collaborateurs, Brazza reconnut et explora, fonda des postes sur l'Ogooué, l'Alima, le Congo jusqu'au confluent de l'Oubanghi, le Kouilou et son affluent le Niari, sur la côte même entre le Gabon et Kabinda. Ainsi la France, à laquelle le président de l'Association Internationale Africaine avait déjà reconnu (24 avril J884) un droit de préemption sur tous les territoires que ladite Association pourrai! être amenée à céder, se présentait à la Conférence de Berlin avec des prétentions solides qu'elle fit en somme triompher. L'Acte du 26 février 1885, une convention du 5 février avec l'Association Internationale confirmèrent à la France la possession du domaine du Kouilou (qu'évacuèrent les hommes de Stanley) et de la rive droite du Congo jusqu'à l'Oubanghi. Mais elle renonçaità toute enclave sur la rive gauche. Dès le 24 décembre, une délimitation sommaire traçait la frontière avec le Cameroun allemand et, le 12 mai 1880, celle de l'enclave consentie au Portugal à Cabinda et à Banana, sur la rive droite de l'estuaire. Le 11 décembre 1888, un décret fusionna en Congo français les anciens territoires du Gabon et de l'Ogooué; Brazza en fut le premier gouverneur.
Expansion française vers le Tchad et le Bahr-el-Oha-
zal (1887-1897). — Dans la nouvelle colonie, la frontière du nord restait indécise. C'est vers le nord et le nord-est que les explorateurs formés par Brazza et soutenuspar lui poussèrent leurs pointes, vers ce lac Tchad, apparu par une sorte de mirage comme une mer intérieure, une Caspienne d'Afrique qui ferait la fortune des premiers arrivés sur ses bords. Pour beaucoup de « coloniaux », le Congo français n'a guère offert pendant longtemps d'autre intérêt (lue d'être la u route du Tchad », la plus courte, la plus aisée, puisqu'elle offrait deux voies, aquatiques (à l'est, l'Oubanghi prolongé après un court portage par le Chari; à l'ouest, la Sangha pro-
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longée de la mc^me façon par le Logone), celle par laquelle il fallait à tout prix devancer les Anglais de la Roijal Niger Companij et les Allemands du Cameroun. Une première série de reconnaissances menées par Crampel, Cholet, Fourneau, créa des stations à Bangui, aux Abirus, à Ki-mo (sur !'( )ubanglii;, à liania, Gaza et Koundé (sur la Sangha, 188T-I><90). Lorsqu'il devint évident que la Belgique serait, de préférence à la France, investie du droit d'annexer l'Etat indépendant (testament du roi Léopold, 2 août 1889), les explorateurs français s'engagèrent résolument sur les routes du nord, les plus aventureux avec l'idée de dépasser le Tchad pour gagner Alger à travers le Sahai-a.
Ce fut le cas de Paul Cranqiel, parti de Bangui (septembre 1890), (lui ne dépassa pas l'El-Kouti, assassiné par les nomades du Ouadaï (avril 1891). Le Comité de l'Afrique française, fondé en 1891, reprit la formule à son compte; mais la mission Jean Dybowski (avec Brunache, Bobielion, Clialot, Nebout) se borna à châtier les assassins de Crampel (1891). Maistre connut plus de succès. De Kemo(juin 1892) il obliqua vers le nord-ouest pour atteindre le Logone à Lai, puis, faute de ressources, se rabattit sur Yola, d'où il descendit la Bénoué et le bas Niger dans les embarcations de la Compagnie anglaise (mars 1893). En sens inverse, le lieutenant de vaisseau Mizon avait remonté le Niger, puis la Bénoué jusqu'à Yola (1891-1892); informé des échecs subis dans l'El-Kouti, il obliqua vers le sud pour traverser l'Adamaoua et gagner la haute Sangha où Brazza l'attendait (avril 1892). De ce point, le gouverneur lançait des reconnaissances confiées à Gentil, Ponel, Decœur, etc. Ponel se vit arrêter à Yola par les agents de la Compagnie du Niger; de même Mizon, qui recommençait son voyage de 1891, et dont la Compagnie confisqua les embarcations, refusa de reconnaître les traités passés avec les sultans de Yola et du Mouri, réclamés comme vassaux par l'Angleterre, cependant que l'Allemagne revendiquait l'Adamaoua tout entier comme hinterland du Cameroun. Le gouvernement français, en rappelant Mizon, fit cesser cet internement déguisé (septembre 1893). Dès ce moment, il avait amorcé sur l'Oubanghi d'autres opérations.
Elles découlaient nécessairement de notre installation au Congo. Tout de suite, Brazza avait songé à ouvrir une route commerciale vers l'est; Vaccord franco-congolais nous livra sur la rive droite les territoires indispensables, au moins « jusqu'à la ligne de faîte «lu bassin du Congo n, et même au delà jusque sur k' haut Nil. Toutefois, l'occupation ilu M'bomou par des officiers belges venus de l'Klat indépendant (1892-1893) empêcha le commissaire Liotard, installé
auxAbiras (confluent de l'Oubanghict du M'bomou),de traiter avec les tribus voisines et de pousser plus loin la pénétration. Postés à Yacoma et à Bangasso, admirablement équipés, ils bloquaient Liotard laissé sans grandes ressources, poussaient contre les stations françaises les tribus indigènes, laissaient assassiner les voyageurs isolés. En Europe, au contraire, les ministres de l'État indépendant, d'accord sans doute avec l'Angleterre (qui s'établissait alors dans l'Ouganda), affirmaient bien haut leur neutralité; mais depuis 1892 ils traînaient en longueur les négociations pour une délimitation de frontière.
A la fin, contre cette sorte d'invasion belge, la France prit des mesures militaires. En mai 1893, le chef de bataillon Monteil reçut le commandement de forces assez importantes qui, en novembre, se rassemblèrent aux Abiras. Puis, la France régla ses frontières avec le Cameroun allemand ; la convention du 4 février 1894 reconnut à l'Allemagne l'Adamaoua, avecl'accès au rivage méridional du Tchad et les territoires de la rive gauche du Chari inférieur jusqu'au 40" de latitude. La France gardait le moyen et le haut Chari et toute la vallée de la Sangha à laquelle cependant, au nord d'Ouesso, le Cameroun obtenait accès. Vers le nord-est, le Baghirmi tombait dans notre sphère d'influence, avec les territoires qui menaient au Bahr-el-Ghazal, très au nord du M'bomou et des contestés belges. Aussitôt, les ministres de l'Etat indépendant reprirent les négociations (20 mars 1894). Mais, en même temps, ils se prêtaient contre nous à un singulier coup de partie: le 12 mai, ils acceptaient de prendre à bail les provinces du Bahr-el-Ghazal qui avaient cessé en 1885 d'appartenir à l'Egypte et que les Français considéraient comme leur route nécessaire vers le haut Nil, et cédèrent à bail à l'Angleterre une bande large de 23 kilomètres à l'ouest des grands lacs, de l'Albert-Edouard au Tanganyka. Par là passerait, en terre anglaise, le futur transafricain,du Cap au Caire. Telles s'élevèrent alors les protestations de l'Allemagne, qui refusait de se laisser encercler en Afrique orientale, delà France et de la Turquie même, que l'Angleterre dut se désister. La France en profita pour imposer au roi Léopold (U août 1894) un accord qui limita au M'bomou la frontière de l'État indépendant, le fit rentrer dans une stricte neutralité et confirma le droit de préemption français sur les terres que l'État voudrait aliéner.
L'accord semblait rendre inutile toute opération militaire. Monteil fut renvoyé à la Cote d'Ivoire; avec les troupes des Abiras, Liotard, lieutenant-gouverneur, reprit la marche vers le Nil. En 1893, établi à Zemio, il s'arrangea avec le sultan de Tamboura pour occuper,
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tlaiis le iloiuaiiie du Halir-cl-CîIja/al, Dciii-ZibcrelTaïuboura môme, lurparaiil de la sorte les ressources nécessaires à la mission (|ui l>ousserail jusnu'au Nil (lévrier 189l)-avril iSiH). Ce devait être la mission Conijo-Sil; les circonslaiices eu firent la mission Allanlitiut'-mer Houye.
( De 1 Atlantique à la mer Koii^e » (l«î)7-l»yî)). — Le
capitaine Marchand, (jui la commanda, s'était préparé par ses reconnaissances dans l'iiinterland de la Clole d'Ivoire et par six mois d'organisation (novembre 1895-mai 1896). 11 emmenait, avec les capitaines Baratier et Germain, les lieutenants Largeau, Simon, Mangin, l'enseigne de vaisseau Dyé, le docteur Emily et l'interprète Landeroin, 154 tirailleurs sénégalais. Le convoi comi)renait deux petits vapeurs en acier (dont le Faidlierbc) et trois chalands en aluminium; le lieutenant Fouque devait, en mai 4897, diriger un deuxième convoi qui ravitaillerait la mission dans le Bahr-el-(lhazal. Le 22 juillet 1896, Marchand, à Loango, s'efforçait de recruter des porteurs; mais les Bassoundis et les Batékés refusaient leurs services. Deux mois se passèrent à combattre leurs révoltes. Il ne parvenait sur l'Oubanghi que le l'"' avril 1897.
A Bangui, l'administrateur Bobichon avait préparé le transport de la mission en quatre convois vers la haute rivière et le M'bomou, sur (iOO kilomètres; il fallut quatre mois pour gagner Zemio (3 août). De là, la llottille remonta le Bokou ; démontée à Biiida (19 août), elle fut amenée par voie de terre, grâce à une route de -16U kilomètres, large de cinq mètres, ouverte d'Ida par Fort-Hossinger au poste de Kodjoli sur le Soueh, aflUient présumé navigable du haut Nil. Fn fait, le Soueh n'était navigable que peiulant la saison des pluies. Fn l'attendant, Marchand opéra penilant six mois une reconnaissance méthoilique de sa vallée, déjà abordée par les AlU'mands Sclnveinfurth et J unker ; puis Mangin el Largeau, en vue de tenir le u Pays des Bivières », sorte de marécage tour à tour vaseux et inondé, fomlèrent Forl-Desaix, au contluent du Soueh et du Ouaou (janvier 1898). Restaient à franchir, pour atteindre Fachoda, oOO kilomètres inaccessibles pendant la saison sèche. Baratier se chargea de la reconnaissancc préliminaire; il n'y parvint tpi'après deux mois et demi de peines inouïes, harcelé par les moustiques, exposé à mourir noyé du fait des pachydermes qui défonçaient ses barques, ou à mourir de faim, par le refus des Dinkas de lui vendre des provisions, frayant quand mèuie la route jusciu'au lac Nô et au Nil navigable (12 janvier-20 maisj. Ainsi Marchand ne se perdrait pas dans \v marais, comme la nouvelle en était escom|ifée en l"]uiope, à Londres
et à Bruxelles. Il occupait de façon effective le Bahr-el-Ghazal, fondait un poste à Meschra-el-Rek (ancien port égyptien). Parti de Fort-Desaix le 4 juin, sur ses trois canots en acier, son chaland en aluminium et trois pirogues, il descendit le Soueh en une semaine; malgré lobslacle du sedd, il ti-aversait heureusement le marais. Le 4 juillet, il atteignait le Nil; le 10, en présence du sultan des Chillouks, la mission Congo-Nil, débarquée à Fachoda, en prenait possession au nom de la France.
Marchand s'y fortifia dans l'ancien camp égyptien et, grâce ;i l'amitié des Chillouks, accumula des provisions. Ainsi put-il résister victorieusement à l'attaque d'un millier de mahdistes, armés de fusils à tir rapide, et remorqués depuis Khartoum sur neuf embarcations (25 août). Il leur tua quatre chefs et 700 soldats- Aussitôt, Chillouks de la rive gauche et Dinkas de la rive droite acceptèrent le protectorat français. Le 29 août, le Faidhevbe rejoignait avec le deuxième groupe de la mission (capitaine Germain) ; mais aucune trace des missions éthiopienne et française qui devaient rejoindre la « Congo-Nil » sur le Sobat. Marchand résolut de vivre sur ses ressources (quatre mois de vivres et de munitions), tout en maintenant ses communications avec le Bahr-el-Ghazal, où il renvoya le Faidherbe (IG septembre). Le 18, une lettre du sirdar de l'armée anglo-égyplienne, sir Horatio Kitchener, annonçait a au commandant européen qui se trouve à Fachoda » la victoii'e d'Omdurman du l""" septembre. Le lendemain, dans une entrevue courtoise, Kitchener signifiait que la présence à Fachoda d'une troupe française ne serait admise ni par l'Angleterre ni par le khédive; après quoi, il établit à 300 mètres du camp français une garnison égyptienne aux ordres du colonel Jackson- bey, avec une canonnière, sorte de blocus d'ordre diplomatique qui ne se desserra que le 9 octobre.
Sur une dépêche de Paris, qui réclamait l'un des officiers, le capitaine Baratier avait descendu le Nil et gagné la France avec une partie des documents de la mission; le 3 novembre. Marchand déposait les autres au Caire. Ils pressentaient l'un et l'autre que le plan conçu à Paris de créer pour la France des droits à une occupation du haut Nil par l'envoi d'une centaine de Sénégalais sur le fleuve, n'était qu'une illusion destinée à s'évanouir devant la menace d'un conflit dont la solution ne se trouvait pas à Fachoda même. Le 4 novembre, en effet, l'ambassadeur de la République à Londres annonça l'évacuation du poste, qui s'acheva le 11 décembre. Le capitaine Mangin avait reconnu la route qiii traverse par l'est les Élats de Ménélik. Le 23 janvier, après avoir renvoyé le Fai-
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(Ihcrhe vers le haut Oiiban^'lii, la mission al teignait les plateaux tHliiopiens, où la recevait le dedjaz Tessama, passait par Addis- Ahelia ^10 uu\rs) et, le I!) mai iS99, s'emhaicpuiit à Djibouti pour rentrer en France.
Au vrai, le sort de l'Afrique équatoriale s'était décidé le 2i mars I8!>1). Depuis deux mois, les négociations se poursuivaient au milieu dune lièvre d'armements du coté français, de gallophobic du côté britannique. Par prudence, le gouvernement de Paris refusa d'engager toute sa politique européenne pour soutenir trop tard contre des forces supérieures une réussite que n'avait préparée aucune canqiagiie diplomati<iue. La déclaralion du 2i mars écartait la France du domaine du Nil, destiné à devenir anglais. La frontière entre l'Afrique équatoriale et le Soudan anglo-égyptien suivrait, à travers les marécagesduBahr-el-Gha/al, la prétendue (( ligne de partage des eaux » entre Congo et Nil, puis la séparation de 1882 entre le Darfour et le Ouadaï, enfin une ligne conventionnelle tirée tlu nord-ouest du Darfour vers la limite du Fezzan, à la hauteur du tropique. En conséquence, il fallut évacuer les postes créés par Liotard et Marchand (1899-1900).