‹ Histoire politique et militaire du peuple de Lyon pendant la ..., Volume 3Chapitre 125 sur 217 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

SOMMAIRE : Projets des Girondins et des Royalistes. — - Conduite du parti . royaliste pendant la journée du 29 mai. — Voyage de douze municipaux lyonnais à Paris. — Leur visite au journaliste Prudhomroe. — Lettre des administrateurs de Rhône-et-Loire à la Convention. — Lettre de Dubois- Crancé et d'Albitte. — Décret du 7 juin. — Marat demande la i^elaxation immédiate des patriotes arrêtés à Lyon. — Démarches de Robert Lindet auprès de la municipalité lyonnaise. -« Réclamation des administrateurs de Rhône-et-Loire auprès de Dubois-Crancé et Albitte. — Adresse intitulée : Le peuple de Lyon à la République française. — Seconde adresse du peuple de Lyon. — Funérailles du maréchal de camp Cortasse de Sablonet. — Discours du député BiriJteau. — Manœuvres fédéralistes des Girondins.

Ainsi Lyon se trouvait décidémeDt le champ de bataille que les partis avaient choisi pour vider leurs querelles avec la Convention, et pour décider les destinées de la France. La Gironde, mise hors la loi le â juin 1793, avait depuis longtemps jeté les yeux sur cette ville pour en faire un centre d'opérations d'autant plus formidable, que les départements voisins du midi, royalistes pour la plupart, couvaient dans leur mécontentement le feu de la guerre civile, et que trop faibles et pas assez entreprenants pour oser lever, comme la Vendée, le drapeau de la contre-révolution, ils en demandaient provisoirement un autre, sauf à en changer ensuite les couleurs.

De son côté, le royalisme vaincu le 10 août 1792 comptait encore de riches et de nombreux partisans à Lyon \ sa fortune, son crédit, son influence étaient des moyens d'action puissants sur les classes inférieures d'une cité manufacturière réduite à la détresse par les commotions politiques et les perturbations commerciales; le haut négoce, girondin en grande partie, invoquait aussi des principes d'ordre et de stabilité, pour les faire servir à ses intérêts particuliers.

Pour la première fois, peut-être, depuis les commencements de la

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