CHAPITRE !V
et professeurs du séminaire de Saint-Irénée. Son ex-grand vicaire^ M. Bois-Boissel, ci-devant comte de Lyon, fut chargé de distribuer le mandement que son supérieur lui avait envoyé de Paris, « le jugeant digne de soutenir lorage et l'établissant procureur fondé pour Tadministration spirituelle du diocèse : > mais cet agent dévoué fut arrêté par les ordres de la commune, emprisonné dans la maison de Saint- Lazare, puis transféré le 24 mars à Pierre-Scize. Néanmoins, quoique privés de leurs chefs, les insermentés continuèrent la lutte commencée, réfutèrent avec vigueur les mandements de Lamourette, et publièrent à profusion des pamphlets récriminatoires, dont nous indiquerons par une citation le but et le style habituel : « Vous avez violé les maisons » du Seigneur, disait une adresse aux Lyonnais, maintenant Tadul- » tère, cet épervier ou ce faucon de la philosophie, tenant Tanneau » conjugal à son bec, et une adresse d'adhésion sous son aile, vole » autour des colombiers monastiques. La liberté et la population en » cocarde et en boucles civiques frappent à la porte, comme une va- » letaiUe ivre. La baïonnette de la violence, qui s'appelle la sauverai- ' » n«f^, a percé le donjon
» Une religion sans vierges est une religion sans parures et sans » formes vivantes, une religion défigurée, une religion autre que w celle que lui ont enseignée ses pasteurs; elle n'est plus la catholicité » pure, la seule religion vraie, la religion qui sauve et donne les » grandes idées, la religion qui enchaîne les pensées antisociales et » inspire le vrai patriotisme.
» Selonvous, et d'après vos. systèmes, la France n'aura un gouver- » nement parfait que lorsqu'elle n'aura plus de religion, plus de prè- » très, plus de pieuses pensées, comme un danseur de corde ne peut » montrer Texcellence de ses talents, la magie de son art, que lorsque » la cordé se casse, et qu'il se soutient dans l'air sans balancier et » sans point fixe. »
La principale porte de la ville portait encore cette inscription :