‹ Histoire politique et militaire du peuple de Lyon pendant la ..., Volume 3Chapitre 3 sur 217 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

deux grands vicaires, l'abbé Bonnaud et l'abbé de Villers, eurent d'abord la majorité dans l'assemblée ecclésiastique; mais ce dernier, jeune et fougueux , compromit sa cause par une violente sortie contre les déclamations d'un tas de curés. Le clergé inférieur s'indigna , il appela à son aide l'abbé Raymond, curé de Vienne, qui avait avancé les principes les plus hardis dans son ouvrage des Droits des curés et des paroisses. Un bénéfice simple, qu'il possédait dans le ressort de la sénéchaussée, l'y investissait du droit électoral. Il eut pour coadjuteurs deux jansénistes, l'abbé La Chapelle, auquel fut confiée la rédaction des cahiers, et l'abbé Charrier de la Roque, grand vicaire de Lyon pendant vingt-trois ans, destitué par M. de Marbeuf.

Les électeurs du tiers obéirent à l'impulsion du libraire Périsse Duluc, franc-maçon martiniste, de Milanais, imprimeur, ancien avocat du roi à Lyon, orateur de la loge de bienfaisance, et de Pierre-Edouard Lemontey, avocat, qui rédigea le cahier de l'assemblée électorale de Lyon extra muros. Le samedi 14 février, les trois ordres de la sénéchaussée de Lyon se trouvèrent réunis. M. de Castellas, doyen du chapitre de Saint- Jean , président de l'ordre du clergé , M. Terrasson, doyen d'âge dans Tordre de la noblesse, énoncèrent chacun les vœux de son ordre, pour coopérer, par l'abandon de leurs privilèges, à la distribution égale de l'impôt , sans distinction de rang ni de personnes. M. Rey , lieutenant-général de police, déclara, de la part du corps de messieurs les bourgeois de Lyon, la renonciation qu'ils faisaient, dès ce moment, en faveur des habitants des campagnes, aux privilèges dont ils avaient joui de toute antiquité. On procéda immédiatement aux élections , qui donnèrent les résultats suivants :

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