‹ Histoire politique et militaire du peuple de Lyon pendant la ..., Volume 3Chapitre 88 sur 217 · CHAPITRE XIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIH

garde, et au secret, tous ceus: qui seront indiqués par le porteur du présent et de la manière qu'il proposera.

» Signé Les commissaires de la Convention nationale pour le rétablissement de l'ordre dans le département de Rhône-et-Loire. »

Un soir, où les habitués du café Gerbert discouraient tranquillement sur les affaires publiques, l'établissement se trouva subitement cerné par trois cents hommes de troupe de ligne, les portes et toutes les avenues qui y conduisaient étaient gardées par de nombreux factionnaires. Pérussel présidait cette expédition noctunie; il ne doutait pas d'avoir découvert la mèche qui devait mettre le feu à la mine contre-révolutionnaire. Surpris, mais nullement effrayés par les dispositions militaires dirigées contre eux, les jeunes Lyonnais choquent leurs verres et les vident à la santé de la République ; puis escortés par les trois cents hommes, ils se rendent à l'hôtel commun, pour y subir chacun séparément, au lever du soleil, un premier interrogatoire.

En attendant, tous les membres de la municipalité étaient sur pied; les administrateurs du département s'étaient constitués en permanence, et pendant que de nombreuses patrouilles sillonnaient les rues de la ville, un courrier extraordinaire courait ventre à terre sur la route de Paris, porteur de cette dépèche :

« Grande découverte! Réjouissons-nous, la patrie est sauvée, nous » avons découvert à Lyon le noyau de la contre-révolution. Quatre- » vingt-treize conspirateur&sont en notre pouvoir; ils ne nous échap- » peront pas, car le glaive des lois est suspendu sur leurs tètes. Nous » allons procéder sans retard à leur jugement.

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