VIVE LA RÉPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE
V Les commissaires délégués à la Convention nationale, « BAZIRE, LEGENDRE, ROVÈRE. «
Ils n'attendent pas même le lever du jour : à cinq heures du matin l'instruction commence, Bazire, remplissant les fonctions de président, interroge les buveurs, à mesure qu'ils comparaissent un à un devant lui. « Quel est votre nom?... Votre âge?.,. Votre état?... Votre demeure?... Qu'alliez-vous faire chez Gerbert? — f allais boire de la bière. » Quatre-vingt-treize fois il fit la même demande ; et quatre-
vingt-ti*eize fois il obtint la même réponse. Comme les lois nouvelles n'avaient point encore prévu ce crime, Bazire se vit obligé de rendre un verdict de non-culpabilité. Les accusés proclamés innocents furent élargis, et le même jour les commissaires de la Convention nationale, honteux et désespérés, expédièrent un courrier ordinaire à Paris, chargé de rendre compte à leurs collègues du fâcheux résultat de la grande découverte. Ils eurent soin , comme Fatteste l'abbé Guillon, de retirer et de faire disparaître le mandat qu'ils avaient confié à Pérussel. « Ce mandat, dit l'écrivain royaliste, a été dénaturé par un historien du temps, ainsi que le fait auquel il est lié. > Il est complètement faux que ce fût une lettre de cachet destinée k servir en toute occasion.