‹ Histoire populaire de l'affaire DreyfusChapitre 35 sur 67 · Mensonge du défaut de lumière sur ces complices · texte numérisé non relu

Mensonge du défaut de lumière sur ces complices

ayant résulté de la pusillanimité du gouvernement dans le

Vo.

procès Dm ij fus, — S. Mensonge de la crainte des complications diplomatiques. — ri. Mensonge de la volonté du gouvernement de faire le procès de Dreyfus incognito.

La famille est l'àme de cette agitation, la famille et les complices.

Car il a eu des complices civils.

Il serait peut-être temps de le dire et de les démasquer.

Mais, la faute du gouvernement fut d'avoir, par pusillanimité, insuffisamment éclairé l'opinion publique.

Il eut peur d'on ne sait quelles complications diplomatiques du côté de l'Allemagne, qui était acheteuse des secrets par le canal même de ses représentants officiels à Paris.

On voulait même faire le procès incognito.

IX. Aveu de la personnalité qui communiqua à /'Eclair, en octobre 1894 la nouvelle de l'arrestation de Dreyfus. — Aveu de là préméditation de cette communication. — Son dessein était de forcer la main à des ministres. — Mercier était contrecarré par ses collègues. — L'auteur de la communication rendit service à Mercier. — Ce service était souhaité par Mercier, mais indirectement.

Si la nouvelle de l'arrestation a été connue, c'est que, prévenu par une personnalité qui avait assisté à toutes les péripéties de ce drame et qui nous en avisa, nous avons publié dans Y Eclair la nouvelle qui révéla à l'opinion, qu'on lui cachait depuis quinze jours l'arrestation d'un traître.

Cette note fut publiée à dessein et pour forcer la main à ceux qui cherchaient le moyen, par crainte de scandale, de simplement envoyer le traître se faire pendre ailleurs.

C'était, remarquez-le bien, l'opinion de certains ministres.

Le général Mercier, qui avait vu les dossiers, avait dit : « Si vous me donnez la preuve absolue, irréfutable, je marcherai envers et contre tous. » Il marcha.

Néanmoins, on allait neutraliser par le silence son énergie, quand Y Eclair lui rendit le service, indirectement souhaité, de faire juger ce procès à peu près au grand jour.

l'enquête du lieutenant-colonel picquart 263

X. Redite du mensonge relatif aux complices de Dreyfus. — ■ ]/ rtsc les parents qui réunissent les preuves juridiques de l'innocence du condamne, — Fable d'un agent étranger, imaginé par les parents de Dreyfus pour endosser la culpabilité du déporté.

Dreyfus a été seul impliqué.

Cependant il avait plusieurs complices — en France et parmi les Français — des complices qui le touchaient de fort près et qu'on trouve auj ourd'hui naturellement acharnés à répondre qu'il est innocent.

On parle à présent d'un agent étranger.

Qu'est-ce que cet agent?

Il ressemble fort au petit homme brun des causes célèbres.

C'est le complice mystérieux qu'on ne voit pas et à qui on cherche à faire endosser la responsabilité du crime.

XI. Distinction ingénieuse entre cet agent « imaginé de toutes /tirées par l'auteur de l'article » et les complices « également imaginés par le même auteur ». — Fable ayant la prétention d'expliquer pourquoi ces derniers complices ne farent pas impliquée dans le procès de Dreyfus.

Les complices — et surtout le complice — de Dreyfus ne sont pas ce ténébreux et indéfinissable agent qu'on ne nommera jamais et dont on parlera toujours; ce sont des êtres réels, qui ne furent pas impliqués dans l'affaire, et pour cette raison que toute affaire où un civil est de connivence avec un militaire cesse de ressortir du conseil de guerre.

Si l'on avait poursuivi Dreyfus avec ses complices, il fallait remettre tout le dossier à des magistrats : il fallait sortir du ministère de la guerre des pièces confidentielles dont on voulait à tout prix éviter la divulgation par une indiscrétion, possible en tout autre lieu que les bureaux si discrets du ministère.

Ml. Menace à Mathieu Dreyfus. Il sera puni, s'il continue recherches touchant l'innocence de son frère.

Ce fut ainsi que Je principal complice s'échappa. Il jouit de l'impunité ; mais peut-être en jouit-il avec trop d'impudence.

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