La lettre signée « Espérance.» est apocryphe
Attendu que la lettre signée « Espérance » est évidemment apocryphe; que Walsin-Esterhazy n'en a pas conservé l'enveloppe, alors que cette lettre pouvait avoir pour lui-même une si grande utilité ; que cette lettre « Espérance » n'a été imaginée que pour lui permettre de se présenter au ministère, car depuis l'interpellation de M. le député Gastelin, Walsin-Esterhazy savait à quoi il était exposé ;
Qu'au surplus, Walsin-Esterhazy a soutenu qu'il n'était pas venu à Paris en septembre 18t>7 ; qu'il n'y était revenu que le 20 octobre après la réception de la lettre Espérance ; qu'à ce sujet, la fille Pays déclare que le 18 septembre Walsin-Esterhazy était à Paris auprès d'elle et lui a parlé de la lettre Espérance ; que ces divergences dans les dires de ces deux inculpés achèvent d'enlever toute apparence d'authenticité à la lettre Espérance qui, par elle-même, n'en a aucune ;
8. Inanité des moyens de défense d'Esterhazy. Attendu que ces raisonnements et constatations suffiraient à démontrer l'inanité des moyens de défense de Walsin-Esterhazy et de la femme Pays ;