‹ Histoire populaire de l'EgliseChapitre 18 sur 26 · LES PÈRES ET LES DOCTEURS DE L ÉGLISE · texte numérisé non relu

LES PÈRES ET LES DOCTEURS DE L ÉGLISE

catéchétique. d'Alexandrie. Il fut l'un des plus savants hommes de son temps.

Saint Epiphane, évoque de Salamine, dans l'île de Chypre, né vers 3io, a laissé la réfutation des hérésies anciennes la plus complète qui existe. Activement mêlé aux controverses soulevées autour d'Orig'ène, dans le quatrième siècle, il le combattit avec un zèle ardent et sincère, que n'éclairaient peut-être pas assez le tact et la prudence ; on trouva même le moyen de le tourner contre saint Jean Chrysostome, suspect de défendre et d'aimer le grand alexandrin. Saint Epiphane n'en fut pas moins vénéré dans tout l'Orient à cause de sa grande vertu.

On ne peut citer ici que les plus célèbres docteurs. L'Orient, comme l'Occident, comptait nombre d'autres évêques illustres par leur doctrine, leur courage et leur sainteté.

Saint Hilaire, contemporain de saint Athanase, fut le sauveur des Gaules contre l'invasion de l'hérésie arienne, et ses succès dans cette lutte lui ont mérité d'être surnommé TAthanase de l'Occident. 11 naquit à Poitiers en 820. Devenu, après une studieuse jeunesse et dans une précoce maturité, évêque de cette ville, il déploya contre les fauteurs de l'hérésie une science et une énergie qui les exaspéraient. Chassé de son Eglise, chassé ensuite de Milan, il fut quatre ans errant dans l'Asie Mineure, I mais luttant toujours pour la vérité. La terreur t qu'inspirait aux Ariens sa présence dans les réuf nions, les conciles, les audiences impériales, le fit renvoyer en France. Devant l'empereur Cons-

lance Hilaire s'élevait intrépidement contre les persécutions dont souffrait la vraie foi. Ses traités dogmatiques établissaient invinciblement contre les Ariens la consubslantialité des trois Personnes divines et donnaient les preuves les plus puissantes de la divinité de Jésus-Christ, en même temps que le saint docteur découvrait avec une finesse merveilleuse les ruses dont les formules employées par les Ariens étaient pleines.

Saint Ambroise, de l'une des plus illustres familles de Rome, naquit aussi dans les Gaules, dont son père était préfet. H était devenu g-ouverneur de l'Emilie et de la Ligurie, lorsque, envoyé à{j Milan pour apaiser les troubles de cette Eglise, ilj fut lui-même acclamé évêque de cette ville par un( inspiration miraculeuse jaillie de la foule (372).j Passé de la haute magistrature aux fonctions épiscopales, Ambroise y déploya des qualités qui font de lui un des plus grands modèles que puisse s( proposer un évêque. 11 se trouva mêlé à tous let événements de l'Eglise et de l'Empire en Occident.| Père et conseiller des empereurs, également inébranlable dans la défense des droits de l'Eglisf contre les païens et les Ariens, il fut aussi le promoteur et le rempart de la discipline ecclésiastique,,] dont on a vu qu'il fit respecter les défenses parjj Théodose I^"" lui-même. Ses travaux roulent sur hv controverse dogmatique, l'exégèse, la morale, l'ascétisme. Très zélé pour la splendeur du culte, il^ travailla à une liturgie qui porte son nom, et composa de belles hymnes dont plusieurs se chantent] dans TEglise romaine.

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Une des gloires de saint Ambroise est d'avoir donné à l'Eglise saint Aug-ustin, le plus grand de tous les Docteurs, celui dont les meilleurs maîtres, et parmi eux Bossuet, ne font pas difficulté d'avouer que c'est le génie le plus profond et en même temps le plus universel qu'aient vu les siècles. Ses ouvrages embrassent toutes les connaissances divines et humaines. 11 était né à Tagaste, en Numidie (35/i). Longtemps égaré à la poursuite de la vérité, qu'il recherchait avec ardeur, il vint de Rome, où il professait la rhétorique, à Milan, pour y exercer la même fonction. Touché de l'accueil que lui fît saint Ambroise, et éclairé par ses discours et ses entretiens, Augustin céda enfin aux larmes de son incomparable mère, sainte Monique, et aux sollicitations de la grâce. ïl reçut le baptême des mains de saint Ambroise (SSy) et revint en Afrique, près de Tagaste, où il mena la vie monastique avec ses amis. Trois années de solitude le préparèrent au sacerdoce, que le saint évêque d'Hippone, Valère, lui imposa d'accepter. Les succès de son ministère furent si éclatants que Valère le fit sacrer évêque pour lui succéder (SgS). Augustin consomma sa carrière en 43o.

La partie la plus considérable de ses œuvres se compose de la réfutation des hérésies du temps : le manichéisme, dont il avait partagé les erreurs pendant neuf ans, le schisme des donatistes, le pélagianisme, le semi-pélagianisme et d'autres erreurs. Deux de ses ouvrages ont fait sa réputation même en dehors du monde théologique : le livre des (( Confessions », où il raconte ses longs égare-

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ments et ses luttes intérieures jusqu'à sa conversion ; et Touvrag-e admiral^le intitulé « la Cité de Dieu », écrit pour démontrer, en réponse aux doléances du paganisme expirant, qui attribuait -le fléau des invasions barbares à la désertion du culte des dieux, qu'elles étaient un châtiment de la Providence.

Après saint Aug-ustin. la plus illustre gloire de rEglise latine est saint Jérôme (342-420). Son immense érudition le place en tête de tous les savants docteurs. Il était originaire de Stridon, sur frontières de la Dalmatie et de la Pannonie. Apn une jeunesse où l'étude, quoique assidue, des lettre humaines, à Rome, puis dans les Gaules, laisse placé à des fautes pleurées ensuite amèrement, Jérôme désabusé du monde et détaché des creuses sonorités de la littérature païenne, vint en Orient et se retira dans une affreuse solitude, le désert de Chal-| cide, près du golfe de Salonique, pour y faire pénitence et compléter les études qui devaient lui valoii un si grand renom. Il reparut à Antioche, à Constantinople, et après un nouveau séjour de trois ani à Home, qu'il quitta quand le pape saint Damase, son protecteur et son ami, fut mort, il se fixa àlj Bethléem, où il passa trente-quatre années, et où,!] redevenu ascète, il termina sa dure et austère vie'j dans les exercices de piété, la lutte contre les hérésies, et surtout ses travaux d'exégèse. Sa principale occupation fut, en effet, de commenter lei^l Ecritures et de les traduire. Il est l'auteur de lai' version de la Bible, d'après les textes hébreux e/j grecs, appelée Vulgale. Sa connaissance profonde;

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des sciences-et des langues de TOrient le servirent dans d'importantes révisions de la traduction des Septante. Au travail sur les textes sacrés il joignit celui des commentaires. Saint Jérôme a écrit aussi plusieurs traités contre les hérétiques, et pris part à toutes les controverses dogmatiques de son temps. On remarque dans ses ouvrages que la rudesse du Dalmate perce à travers la science et le génie du grand docteur.

Au v" siècle, les princes de la littérature chrétienne, en Orient, sont deux évéques : saint Cyrille d'Alexandrie et Théodoret de Cyr. Dans ce siècle etv le suivant, et pour ne citer ici que les Docteurs de rEgllse, l'Occident voit se lever deux autres évêques, saint Pierre Chrysologue et saint Isidore de Séville, dominés eux-mêmes par deux papes illustres, saint Léon le Grand et saint Grégoire le Grand.

De même qu'à l'hérésie arienne Dieu avait opposé Athanase, Augustin à celle de Pelage, de même il opposa à Nestorius le patriarche saint Cyrille d'Alexandrie. Quinze années de combats soutenus pour défendre contre l'hérésiarque la maternité divine de Marie et le dogme de l'Incarnation remplirent la fin de sa carrière, qu'il n'acheva pas sans avoir vu le célèbre concile d'Ephèse (4^0 proclamer solennellement, sous sa présidence, comme légat du pape saint Célestin, que la foi catholique vénère en Marie la Mère de Dieu. Saint Cyrille se Tiontra aussi apologiste distingué dans son ou-

vrage contre Julien l'Apostat, habile exégète et défenseur solide de la Trinité.

Théodoret de Gyr, né à Anlioclie, et mort environ dix ans après saint Cyrille (vers 458), est l'un des hommes les plus justement célèbres dans l'Eglise par sa vie austère, sa science et ses ouvrages, l'un des plus savants docteurs de l'Eglise grecque. Il écrivit des traités contre les païens et les hérétiques, des commentaires sur l'Ecriture et une histoire ecclésiastique. Il fut d'abord favorable' à Nestorius, qui avait séduit cet esprit éminent, et se vit également compromis avec injustice dans l'hérésie d'Eulychès. La plus grande partie de son épiscopat se passa dans de pénibles discussions à ce sujet.

Gomme saint Jean Ghrysostome, saint Pierrf Chrysologue doit à son admirable éloquence h nom qui lui a été donné. Né dans rŒmilic, i n'était encore que simple diacre, quand une visio du ciel le désigna au pape saint Xyste III poi^ être l'archevêque que l'Eglise de Ravenne le pria de lui choisir. Le saint Docteur fut à peu près pou Eutychès ce que saint Gyrille avait été pour Nés lorius. Cet hérésiarque, qui allait en venir à nie les deux natures en Jésus-Christ, avait cherché surprendre le patriarche de Ravenne ; celui-ci 1 renvoya d'abord au pape, comme à saint Pierr lui-même, pour connaître la vérité. Dans la suite il le confondit par ses lettres, et celles qu'il ei.; voya au concile de Chalcédoine (45 1), sur l'ord^ du pape saint Léon, contribuèrent puissammei à faire éclater la vérité catholique.

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Saint Léon I^"" {l\l\o-l\6i) avait déjà eu beaucoup de part aux actes de ses prédécesseurs comme archidiacre de TEglise romaine, quand il fut élevo au siège de Pierre. L^éclat de sa doctrine, la sagesse, le zèle et l'énerg-ie qu'il montra dans le gouvernement de l'Eglise pendant vingt ans, en des temps critiques, lui ont fait décerner le nom de Grand. 11 mit tout en œuvre pour abattre le manichéisme, le pélagianisme et l'erreur des priscillianisles. Ses lettres embrassent tous les points de la foi. Ses décrétâtes portèrent dans toutes les parties d'un monde qui s'écroulait les règ:les d'une organisation nouvelle. Les sermons qu'il prêchait à ses fidèles de Rome sont des modèles de grandeur, de simplicité et d'élégance, relevant de la plus solide doctrine et d'une orthodoxie impeccable.

A plus juste titre encore, l'Eglise salue du nom

de Grand le saint pape Grégoire P^' (590-6o4).Issu

d'une des plus nobles familles romaines, il avait

quitté les dignités du monde à l'âge de trente-cinq

ans et, revêtu de l'habit monastique, il cachait au

fond du cloître sa science et sa sainteté. Le pape

Pelage II sut l'en tirer et l'envoya à Constanti-

nople comme son représentant près des empereurs.

Les ruines accumulées par les invasions des bar-

j bares, l'écroulement du vieux monde, les troubles

I violenls causés par les liérésies créaient à l'Eglise

la situation la i)lus difficile. Ce grand pape fit face

' à tout et, à cette époque de dislocation, sut donner

' au gouvernement pontifical une influence univer-

I selle, un prestige sans égal. Les abus introduits

j dansrEglise,réprimés d'une main ferme, l'immixtion

des empereurs d'Orient dans les affaires religieuses intrépidement contenue; nne sollicitude qui s'éten dait à tous les évêques et aux besoins de tous l peuplas, marquèrent sa puissante administration Au milieu de tels soins, capables d'absorber tout Tactivité d'un homme robuste, Saint Grégoire I^^ souvent malade, mais illuminé par la grâce etdou d'une facilité prodigieuse d'écrire, produisait u nombre d'ouvrages peut-être plus considérable qu ceux d'aucun pape, et si remarquables par la soli dite, la force et l'onction, qu'ils font de lui un des grands docteurs de l'Eglise en Occident, ave saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. U écrivit aussi un Pastoral, code par excellence des devoirs et des v^ertus des pasteurs, dont on a dit qu'il a fait les évêques modernes. 11 s'occupa activement du culte et de la liturgie et y introduisit ces mélodies graves et suaves qui portent le nom de chant grégorien ; il écrivit, pour éclairer les païens, l'histoire des merveilles de sainteté que le cloître et la vie chrétienne dans le monde produisaient au milieu d'eux. Ce fut ce pape, dont l'autorité s'exerçait universellement, qui inaugura dans ses actes la formule si humble, adoptée par ses successeurs : « Grégoire, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu ». i

Cette rapide esquisse ne donne qu'une idée beaucoup trop incomplète des trésors de science, de vertus et de sainte énergie que la toute puissante assistance de Dieu produisit dans son Eglise en ces siècles tourmentés, pour l'aider à surmonter les

difficultés, les obstacles, et à accomplir sa divine mission, en sauvant la foi et en y appelant les peuples. A côté de ces astres plus brillants, combien d'autres, de grandeur secondaire mais pourtant pleine d'éclats ! !1 faut du moins en indiquer brièvement quelques-uns dans l'une et l'autre partie de l'Eglise.

En Orient, si l'on reprend l'énumération au \* siècle, le premier qui se rencontre est Apollinaire le Jeune, de Laodicée, contemporain des Pères de Gappadoce. Il avait reçu comme eux une éducation soig-née et une instruction étendue. Apologiste dé la religion et adversaire déclaré de l'arianisme, il se distingua encore dans l'exégèse. Mais, commeplusieurs Orientaux, il est plus à citer pour ces premiers services rendus à l'Eglise que pour une orthodoxie conservée intacte au milieu des controverses dogmatiques. Plus tard il erra sur la nature du Christ.

Sjnésius apparaît comme l'une des figures les plus singulières de l'antiquité chrétienne à son déclin. Il était païen de naissance et fut disciple d'une femme philosophe avant de devenir chrétien. De sa formation première il conserva l'empreinte de la philosophie platonicienne, qu'il avait autrefois adoptée, etmême, danssa diction, desréminiscences païennes, comme on en verra reparaître, à l'époque delà Renaissance, sous des plumes ecclésiastiques. Il devînt évêque de Ptolémaïs en 409, et en remplit dignement la charge. Ame pleine de sensibilité et de grâces, il répand un grand charme dans ses écrits.

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Une place est due aussi au père de l'histoire ecclésiastique, Tévêfjue Eusèbe de Césarée, célèbre surtout à ce titre. Il fut ég-alement apologiste renommé, réfuta les ouvrag^es de Porphyre et établit brillamment dans sa Démonstration évang-élique la supériorité de la religion chrétienne sur le pag'anisme. Il mourut vers 34o. Eusèbe de Césarée fut zélé partisan d'Origène, et s'il accepta enfin le concile de Nicée, il n'en fut pas moins un allié pour les Ariens et le parti d'opposition.

Mais l'Orient, principal foyer des hérésies de ce temps, s'épuisait en discordes et n'avait pas la fécondité qu'on admire dans l'Eglise latine. Ici, la pu-lj reté et le zèle de la foi, unis aux plus beaux exemples de sainteté, rayonnent sur le front de nombre d'évêques. Ils fondaient des Eglises, opposaient une barrière aux hérésies et relevaient les ruines causées et renouvelées par les Barbares. I! suffît de citer, au iv® siècle, parmi les plus renommés, saint Martin de Tours, disciple de saint, Hilaire, et, comme lui, soutien de la foi dans les|| Gaules ; saint Optât de Milève, saint Eusèbe d( Verceil, un des héros de la lutte contre les Ariens,! Mamert, archevêque de Vienne, qui établit le jeûnei| des Rogations pour fléchir la colère de Dieu dansj les calamités dont souff'rait son peuple ; saint Pacien, évêque de Barcelone, remarquable par ses ouvrages, et de qui est cette formule connue ; Chrétien est mon nom, catholique mon surnom f au v« siècle, le pieux, suave et docte saint Paulir de Noie, saint Prosper d'Aquitaine, excellent défenseur de la doctrine de saint Augustin sur h

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grâce, et, si l'on avance davantage, saint Césaire d'Arles, saint Grégoire de Tours et son ami saint Fortunat, évêqiie de Poitiers, dont les écrits sont importants pour l'iiisloire de son époque et qui a laissé de si beaux poèmes religieux ; saint Germain d'Auxerre, saint Rémi de Reims, Tapôtre des Francs, saint Avit, archevêque de Vienne, poète lui aussi, dont on a dit qu'il fut le précurseur de Millon, mais également homme d'Etat consommé et d'une science profonde.

Le clergé inférieur, les monastères, l'état laïque lui-même fournissaient à l'Eglise de brillants défenseurs,des écrivains, apologistes, théologiens savants, historiens, poètes, auxquels elle doit une partie de ses gloires. Il sera question des moines dans le chapitre suivant. Ruffin, dont l'histoire se lie à celle de saint Jérôme, était né près d'Aquilée. L'âge, les goûts, les études étaient les mêmes chez ces deux prêtres célèbres. Sulpice Sévère et Orose, prêtre espagnol, apportaient une puissante contribution à l'histoire ecclésiastique ; Salvien, prêtredeMarseille, démontrait l'action de la Providence dans les bouleversements dont le monde était le théâtre et faisait do. la décadence de l'Empire romain une peinture saisissante, qui l'a fait appeler le Jérémie de son époque. Claudien Mamert, frère de l'archevêque de Vienne, et son vicaire général, poète, savant et philosophe, préludait à la scolastique par la manière claire, serrée et méthodique avec lesquelles il traitait les questions les plus métaphysiques sur l'àmehumaine. Le sénateur Boèce,avec Sjmmaque, son beau-père et chef du sénat, étaient, au commen-

cernent du sixième siècle, les plus illustres des romains et comptaient parmi les plus nobles enfants de i'Kglise. Boèce avait un génie supérieur, aussi profond en philosophie qu'exact et instruit dans les matières religieuses ; il écrivit même des traités théologiques. Boèce avaitjouidela confiance et de la faveur de Théodoric, roi des Ostrogoths. Indignement calomnié près de ceredoutableprince, et jeté en prison, il y composa, la veille de son supplice, son immortel livre « De la consolation ». Un autre homme d'Etat de l'Empire ostrogoth, Cassiodore, ami de Boèce, déjà en honneur sous Odoacre, puis principal ministre de Théodoric, retiré ensuite, à l'âge de soixante -dix ans, dans la^ solitude où il mourut presque centenaire, reprenait, au sein des monastères qu'il fonda, les vastes études^ dont il avait ébauché le plan dans le monde. Ses'] écrits remarquables embrassent toutes les scienceSj Ecriture sainte, théologie, philosophie, histoire.

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