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l'Ilalic, dans une cxcellcnlo assiniihilimi. niai- loiil en diMnoinanl lulclciiicnl,
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pieusement Germain de race, d'allure et d'inspiration. Et comme Allemand, il est également un intermédiaire puissant entre le moyen âge et les temps modernes ;
entre le moven âge dont il a la sincérilé parfaite, la modestie d'artisan, l'auguste joie d'enfant amoureux de sa besogne, et les temps modernes dont il ressent déjà le tourment ; il le reflète en des termes si saisissants qu'ils influeront sur la pensée et sur l'art encore trois siècles après, et plus vivement même que de son propre temps peut-être. Supposez que l'art allemand n'eût pas été brusquement coupé par les circonstances, et voyez quelle place étonnante, quel rôle d'arcbe jouait Dtirer entre l'art des vieux temps et celui des temps à venir, arche puissante et solide, véritable monument elle-même. Mais après lui l'école s'épuisa et fut écrasée. En réalité, une transmission peut-être unicpie dans l'histoire de la pensée s'est produite : un poète, à deux siècles de distance a repris l'héritage du peintre, et on oserait avancer que c'est Gœthe qui a continué Dtirer.
En dernière analyse pourtant, et en considérant les choses en elles-mêmes, dégagées de toute la philosophie de leur histoire, Dtirer demeure un des plus grands ouvriers, un des plus parfaits artisans, et c'est peut-être cela qu'il importe de redire en dernier, comme moralil(' de son œuvre et comme enseignement pour les autres. Un dessin, une gravure sur cuivre ou sur bois, une figurine taillée dans la pierre, un tableau commeAa Se/6s/di/(//iiss de Munich, ou comme la Trinité de Vienne, c'est la souveraine honnêteté de la main s'altirmant, après d'incessants efforts, et arrivant à traduire avec la plus parfaite netteté, force et délicatesse décisive, les pensers d'un homme qui a le cœur droit et bon, l'esprit élevé, la conscience de sa distinction, le culte de sa pureté et la résignation à ses épreuves.