NICOLAS MANUEL. — FRAGMENT DE LA DANSE MACABRE
Il conserva ses fonctions de peintre de la cour auprès de trois électeurs saxons, et il manifesta au dernier de ses maîtres, Frédéric le Généreux, un attachement qui alla jusqu'à une fidélité héroïque : après la défaite de Frédéric à Miihlberg (1547), il partagea ses cinq années de captivité à Innsbriick. Les habitants de Wittemberg lui marquèrent par deux fois le cas qu'ils faisaient de lui en le nommant leur bourgmestre. Il fut en termes particulièrement affectueux avec Luther, qu'il portraitura plusieurs fois, et au mariage duquel avec Catherine de Bora, il servit de témoin.
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Son esprit se reflète avec une parfaite limpidité dans son œuvre : il est vraiment grave et religieux dans tel tableau de sainteté ou telle parabole, mais souvent avec une irrésistible impulsion d'humour qui lui l'ait glisser dans quelque coin tel épisode plaisant, tel portrait satirique. Et dans ses œuvres de pur sourire et badinage, on sent alors, comme nous l'avons dit, une joie ingénue de vivre, de voir et de peindre. L'historien allemand Waagen a dit avec beaucoup dejustessequepar le lourde l'inspiration et de l'expression Cranach étaitun Hans