MENDIANT
d'entièrement gracieuses et vaporeuses, il n'en est pour ainsi dire point qui présentent un aspect entièrement sévère ; cela était au-dessus des forces de cet affectueux et tendre rêveur ; et cela rend bien toute classification peu nécessaire.
Si nous examinons d'abord, puisque c'est la moins importante partie de son œuvre sinon en qualité, du moins en nombre, les peintures de la vie familière, elles semblent présenter un aspect difTérent de ses autres toiles, et elles surprennent d'abord ceux qui se sont fait de lui d'après ses Conceutions et ses Saintes Familles une idée arrêtée. Nous avons vu au musée de Munich des visiteurs, et non des moins bien informés en art, s'écrier qu'il y avait là « un Murillo inconnu » ; ils ne se souvenaient pas, sans doute, du petit Mendiant du Louvre, qui est certainement le plus parfait spécimen du genre ; mais il est vrai que la Pinacothèque