JOHN CONSTABLE. — LA FERME DE LA VALLEE
David Cox (1 783-1859) a été un paysagiste de premier ordre, riche et simple, qui a produit de véritables chefs-d'œuvre et qui était aussi un des meilleurs
:j,iS IIISTOIRI': POPULAIRE DE LA PEINTURE
aquarellistes. L'œuvre de l»a\id Co\ est des plus variées, des plus riches de couleur en même temps que des jilus soignées d'exécution sans aucune mièvrerie. Elle a des délicatesses particulières, et nous sommes convaincu que jamais rien de médiocre ou d'insignifiant n'est sorti de l'atelier de ce remar- (|ual)le artiste. Ses œuvres ont toujours un aspect modeste, mais excellent; ses aquarelles sont d'une finesse rare. En un mot, dans une exposition ou dans un portefeuille, un David Cox est toujours un régal, et il se peut que ce régal plus lard se paye un bon prix.
Thomas Creswick (1818-1809) et Augustus W. Callcott (1779-1844) ont été des peintres pleins de talent, qui se sont adonnés à la description des plages, des liord de rivières et des côtes de la Grande-Bretagne. Callcott a été surnommé le Claude anglais, ce qui est bien inutile et ce qui serait plutôt pour mettre en défiance contre ce bon peintre qui fut en revanche beaucoup moins heureux dans ses tentatives de peinture d'histoire, bien qu'elles lui aient rapporté des honneurs [Rapliaïd et la Fornarum, Milton et ses filles). Enfin sir G. H. Beaumont (1753-1827) qui fut élève de Wilson, mais de qui le principal titre de gloire est d'avoir rempli le rôle d'un excellent et éclairé Mécène.
Reste un peintre qui a conservé chez nous une réputation considérable, et de qui la carrière est sans doute très belle et très glorieuse quoique brusquement interrompue : Richard Parkes Bonnington (1801-1828). Bonnington a été le trait d'union entre l'école anglaise et l'école française dans ce qu'elles ont eu toutes deux de plus robuste et de plus hardi. Élève du baron Gros, il fit connaître les maîtres anglais à Géricault, à Eugène Lami, à Delacroix, et celte zélée et désintéressée propagande eut sur notre propre école une influence dont nous ne saurions demeurer trop reconnaissants, car c'est par les maîtres anglais que les grands paysagistes français du milieu de ce siècle retrouvèrent les maîtres hollandais et la nature elle-même. Quant à l'œuvre de Bonnington, elle se ressent forcément de la brièveté de sa vie et de la cruauté du mal qui l'emporta si jeune. Elle comprend de petits tableaux d'histoire ingénieux et brillants comme le François I' et la duchesse d'Etampes^ du Louvre, des études de figures vigoureuses, comme la Vieille (jouvevnante, encore de notre musée ; puis une série de paysages, études de voyage j)lutôt, faites à Venise, à Versailles, dans (|uelques vieilles villes de France, enfin une œuvre lilhographiée et gravée. Bonnington était admirablement doué, mais la plupart de ses peintures doivent être considérées comme des études, des œuvres d'attente ; on fondait sur lui les plus hautes espérances ; on aimait son enthousiasme pour l'art; sa perte provoqua les plus grands regrets. Ses vues de Venise et autres paysages, sont fines et décidées; maintenant elles nous apparaissent parfois un peu sèches, mais elles accusent un œil délicat.
Gonstablc était né vingt-cinq ans avant lui et devait vivre près de dix ans de
f.COLF. AN(iL.\ISi;.
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plus. Au Salon de ISii-, à Paris, lous deux a\.ii('iil nMiiporl('' une unMlailIc (r()r,ot la Fruncc faisaitd'cux alors plus de cas (juc leur |)ropn' pa\s. Il csl bicudouiniago que nous no nous soyons pas alors luonlrés logiques avec nous-mêmes, et (|ue
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nous n'ayons pas prouvé à Constable notre sympathie el noire adniiialion d'une façon beaucoup plus pratique et plus efficace que iiar une médaille d'or, c'està-dire en lui achetant beaucoup de tableaux. Nous nous trouverions maintenant possesseurs d'un trésor d'art inestimable. Les Anglais, en pareil cas, u'hésilont
:5iU HISTOIRE POPULAIRE DE LA PEINTURE.
point quand ils croient au génie d'un artiste, et leurs encouragements sont un meilleur placement que nos distinctions.
(Juoi qu'il en soit, Constable est d'une grandeur trop simple pour avoir été
mis tout d'abord à son rang. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'une telle
simplicité est jugée pour ce qu'elle est, c'est-à-dire j^our le génie Aéritable.
D'ici là bien des hommages se disproportionnent, et bien des gloires prématurées
ont le temps de se ternir. Seuls quelques esprits dépassent le jugement de leur
temps et devancent celui des temps à venir. Lorsque Delacroix écrivait en 1838 :
« Constable, homme admirable, est une des gloires de 1 "école anglaise, » il n'en
disait ni trop ni trop peu; il portait l'appréciation que peut dignement formuler
un homme de génie sur un autre homme de génie. Des artistes de cette taille
savent se rendre mutuellement justice, et voient clair également en eux-mêmes.
Constable était résigné à n'être pas goùlé tout de suite, mais il avait conscience
de la valeur et de la portée de son œuvre, puisqu'il écrivait, dès 1803, ces mots
pleins de dignité, et dépourvus d'orgueil : « Jai plus que jamais la conviction
(|ue je dois faire un jour de bonne peinture ; si je n'en ai pas le bénéfice de
mon vivant, mes tableaux iront à la postérité. »
Or, on peut dire que Constable, quelque casque l'on fasse de lui à présent, n'est pas encore à la place qu'il devrait occuper, car c'est un très grand homme. l*our le moment, son œuvre, sincère einalurelle entre toutes, est encore un peu contre-balancée par celle du prestigieux ïurner. Celui-ci éblouit et fascine à un tel poinl qu'il est généralement jugé plus grand parce qu'il est plus étrange, et plus fort parce qu'il est plus compliqué. Mais alors que dès maintenant l'on commence à pouvoir pressentir par quels points certaines parties de l'œuvre de Turner vieilliront, l'œuvre de Constable ne vieillit point; elle reste à la même place, comme la nature elle-même et par là demeure d'une indélébile jeunesse. D'ailleurs, il ne faudrait pas considérer ce grand peintre comme un simple copiste de la nature. 11 a vraiment créé un langage à lui, et il a eu des curiosités passionnées. Peut-être, seulement, passe-t-on encore à côté de lui avec une estime qui ne se hausse pas jusqu'à l'enthousiasme, parce que c'est un « simple paysagiste » et que son œuvre est discrète autant qu'elle est profonde. L'éducation du public, en général, de tous les publics, n'est pas encore assez juste, assez complète, pour que tout venant puisse goûter les qualités d'art qui sont dans une (Euvi'c indépendamment des prétextes, des .w/y>/^. Oi', dans les tableaux de Constable, (ui il n'y a pas le moindre sujet, les qualités d'art sont bien supérieures H celles (|u'uii prune dans la plus ambitieuse peinture d'histoire de son épo(iue, dans les tableaux qui firent sensation, lorsqu'il ne pouvait même attirer la moindre atleulion de ses compatriotes sur ses paysages où il n'y avait point de héros, et où ne se jouait d'autre drame que le dialogue des prés, du ciel, des arbres cl du \ent.
ÉCOLt: ANGLAISE.
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La vie de Conslalilc a 1p même aspeel de simplicilé et de force que son omin ic e se l'ésume en ceci, ([iic l'arlislo a fait loule sa vie cr t\u[\ a voulu, ce (|u'il
JOHN CON' STABLE. — LE CHAMP D li BLE,
a cru devoir faire, qu'il ne s'est jamais menti ii lui-même, qu'il n'a jamais sulii d'àuïîTïâ^lTuencë (|iieTelle°dT lalîatùrê aimée passionnément. C'est une vie de travail sans relâche, de recherches incessantes, multiples, de la \ érilé et de la
:Vi-2 iiisToiRr: populaire de la peinture.
simplicilr. Point de grands événements, sinon rachèvement de quelque beau tableau, la naissance d'un enfant, ou le cruel cbagrin de la mort d'une femme. Les jours se passent dans le travail, dans l'observation et la méditation, dans une cordialité enjouée et réfléchie. C'est en un mot, comme notre Chardin et comme notre Corot, le type de l'artiste qui est un grand homme parce qu'il est un brave homme, mais ce sont bcaulés qui n'ont rien d'académique ni de charlatanesquc ; aussi faut-il le recul d'une bonne poi'lion de siècle pour les apercevoir.
.tohn Constable était né à East Bergholt, comté de SiifîolU, en 1776. Son père était riche, il exploitait des moulins, des entreprises de flottage, et il aurait préféré voir son fils soit se consacrer à l'Église, soit prendre la suite de ses affaires ; mais la vocation l'emporta bientôt, et Constable, après s'être exercé à peindre ce qu'il voyait, dans le riant, frais et admirable pays qui l'environnait — il a laissé plus d'une étude de la maison paternelle, surgissant rougeàtre au milieu des plantureuses verdures — se rendit à Londres en 179o pour y faire un sérieux apprentissage de son métier, et commença de suivre les leçons du paysagiste Joseph Farrington. 11 revint bientôt dans son pays, où il retronva de nouvelles forces d'amour pour la bonne peinture et la nature vraie, repartit pour Londres en 1790, où de nouveau il prit des leçons de Farrington et d'un peintre d'animaux, Ramsay Richard Reinagle. Mais bientôt il sentit qu'il faisait fausse route avec ses premiers essais de peinture d'histoire et se consacra désormais sans retour au paysage. Il a vu très clair dans son propre tempérament, et sa voie lui est apparue très droite et très lumineuse: « Ces deux dernières années, écrivait-il, j'ai couru après les peintures et cherché la vérité d'occasion (de seconde main), m'efforçant d'imiter la manière des maîtres. Mais je vais revenir à Bergholt et chercher une manière naturelle et sans prétention. » Et en d'autres termes non moins heureux: « Le grand n'est pas fait pour moi, et je ne suis pas fait pour le grand. Mon art se trouve dans les haies et dans les sentiers. Qu'on en pense ce qu'on voudra, du moins mon art est à moi ; j'aime mieux posséder un modeste cottage, que d'être logé dans un palais qui ne m'appartiendrait pas. »
Tous ces mots de Constable sont parfaits de justesse, de bon sens et de vrai sentiment de l'art. 11 a admirablement exprinu' son amour de la nature, il en a fait profession en trois lignes d'une ardente simplicité : « .l'aime dans mon village, la moindre barrière, la moindre mousse, la plus petite sente. Aussi longtemps que je jiourrai tenir nue l>ross(>, je ne m'arrêterai de les peindre. »
Puis cet autre mot qui dit tous ses procédés: «Ouand je m'assieds pour peindre une esquisse d'après nature, la première chose que j'essaye de faire, c'est d'oublier que j'aie jamais vu de la peinture. »
.Vussitôt perdues ses dernières illusions sur l'art académique, et ce ne fut
■;r.O|,K AMILAISH.
|ias loiii;- à |i('i-(lr-c, il M'ciiI inii(|ii('niciil sur ces ivj;lcs de cniKliiili' cl de priii- (iii'c, (Ml r('\(p|l(' (iii\('il(' cniilir les [)n''jiigx's (lo sou lciii|is, mais ne se soiiciaiiL |>as plus (I (Mil' (■(iiii|>ris (Ii's aulics arlisirs ([uc ilc les cuin crlir. Avec ccflains.
il avait des discussions amicales, comme avec rafiablo sir George Beaumoiil, féru (le paysage historique et de formules d'atelier ; avec les autres il n'avait que des rapports lointains et ne s'affligeait point de leurs mt'pris. Deux traits amusants deses conversations avec Beaumont peuvent être cités. « Mais enlin,
3i'. HISTOIRE POPULAIRE DE LA PEINTURE.
disait son noble inteiloruteur, n'est-ce pas, mon cher Constable, que vous êtes cm!)arrassé lorsqu'il s'agit de placer votre arbre brun? » Beaumont voulait parler de cette vieille ficelle académiciue qui consiste à mettre un arbre brun comme repoussoir, et Constable de s'écrier: » Mais jamais je n'ai mis et ne mettrai dans mes tableaux un arl)rc de cette couleur! Je n'en ai jamais vu. » Une autre fois, Constable trouvait sir Beaumont en train de copier un tableau du Guaspre et tout heureux d'en avoir saisi certains Itms : " Cette fois, je crois que je pourrai bien marcher, » disait-il, tandis que Constable lui répliquait vivement : « .Jamais le Guaspre n'a employé ces tons-là ; c'est le temps qui en est l'auteur. S'il ressuscitait, Gaspar ne reconnaîtrait jamais son tableau! »
Constable a vécu très dignement et très intimement; en 1816 il avait épousé miss Bicknell, une jeune fille qu'il aimait depuis longtemps et qui se maria un peu contre la volonté d'un père promptement réconcilié avec son gendre. L'ai'tiste, à l'abri du besoin, riche même, n'en mena que plus laborieuse l'existence. Il ne cessait de dessiner et de peindre, sans autre préoccupation. Depuis .son mariage il était venu se fixer d'abord à Londres, puis à Hampstead, admirable campagne, à la fois riante et accidentée, aux portes môme de la ville. 11 a étudié et peint cette colline d'Hampstead avec l'étang et la plaine des centaines de fois, sous tous les aspects, par tous les temps et tous les elFets, sans jamais s'en lasser, et toujours avec de nouvelles trouvailles de couleur et de facture. Hampstead c'est Constable, comme Ville-d'Avray c'est Corot ou Barbizon Millet. Peindre une vue d'Hampstead était pour Constable, cela se sent, la plus parfaiti^ joie, la plus sûre consolation contre le mauvais vouloir, et môme le moyen d'ignorer ([u'il était méconnu.
11 avait été pourtant élu à l'Académie comme associé en 1819, mais ne fut académicien que dix ans plus tard. Sir Thomas Lawrence, président de la Société, accablé de tous les honneurs, peintre de modes devenu grand personnage, se donna le ridicule d'accueillir avec hauteur celui qu'il considérait comme un « peintre de moulins ». Constable en ressentit quelque irritation qui ne dura guère et se guérit bien vite dans la solitude. Dans sa maison les tableaux s'ajoutaient aux tableaux et les études aux études, faute d'acheteurs, et le peintre faisait savoir qu'on pouvait visiter son atelier en lui demandant l'autorisation. Lorsqu'un amateur le priait de lui dire si telle peinture, qu'il désirait acheter, était faite pour une personne particulière : « Oh ! très particulière, répondait Constable {parl'iadar voulant dire en même temps difficile à contenter), la seule personne d'ailb'urs pour qui j'ai |»eiiit toute ma vie. » Et enellèt il n'avait jamais ' peint que pour lui ; c'est ce qui donne à sa moindre étude une si grande saveur de sincérité, et ce qui fait que ses tableaux les plus importants, les plus poussés, n'ontii aucimdegré l'odieux aspect « commercial».
En 1828, la mort avait cruellement visité sa maison. 11 mourut subitement
ÉCOLE ANGLAIS!:. ;)'
en IS;i7, cl ce n'est pas ù dire ([uo l'on se tlonlc encoi'o assez aeluellenicnl de la heaulc et de la gi'andciir de son ceuvr'e, dans son j)ays même. Sans c(da, à la Nalional (Jallcry, les quinze on seize (oilcs dn grand artiste seraient {)lacées
dans une salle àpart, comme cellesde Turner, et délivrées du voisinage des plus odieuses ou des plus ridicules peintures. Cette salle serait moins imposante en nombre que celle de Turner, elle serait au moins égale en qualité; et ce serait
])iirfiiil si on la pouvait compléter par des dessins, des études peintes, tout ce que l'on pourrait retrouver de lui. 11 y a au South Kensington toute une salle des esquisses, des études en plein air, de quelques beaux tableaux; ce sont pour la plupart des choses provenant du don Sheepshanks ou d'un legs fait par .M"° Isabel Constable, morte en 1888. Elle n'est pas 1res favorisée de lumière, cette salle, et les peintures, dessins et études y sont un peu les uns sur les autres. Mais pour un homme qui sentirai! vraiment la beauté de l'œuvre de U-onsfable, pour un peintre passionne pour son métier, pour tout esprit artiste, en un mot, il y a là pour des heures de méditation et des semaines d'étude.
Cette collection est instructive et émouvante au possible. Toutes les curiosités, tous les l)esoins d'expressions, Constable les a éprouvés comme notre Théodore Rousseau, mais peut-être avec plus d'assiette, plus de confiance, moins d'inquiétudes vaines. 11 manifeste à chaque instant une fougue et une franchise admirables, en même temps qu'une attention profonde, et à tout prendre ces pages d'album, ces études en plein air sur un liout de toile ou de panneau parfois grand comme la main, ont quelque chose de plus séi-ieux et de plus sain que les fantasmagories de Turner et ses plus inattendus châteaux de brouillard.
11 y a un certain nombre d'études de ciel, rien que de ciel, sans terrain, ou bien parfois avec un profil de bout de colline ou de buisson, qui mord dessus et en fait encore mieux sentir le mouvement et l'atmosphère; ce sont des choses d'un enseignement profond et d'une qualité supérieure. Constable a lui-même parlé de ses ciels dans des termes qui indiquent l'importance qu'il leur attribuait, et qui sont trop élevés et trop instructifs pour qu'on résiste au plaisir de les citer: «... J"ai peint quantité de ciels, écrit-il dans une lettre datée d'Hampstead en 1821, car je suis résolu à vaincre toutes les difficultés, et celle-ci dépasse toutes les autres... Le paysagiste qui ne fait pas de ses ciels partie intégrante de sa composition, néglige un des principaux moyens de son art... On m'a souvent conseillé de considérer mon ciel comme un linge blanc derrière les objets. Assurément quand le ciel est trop encombrant, comme sont les miens, c'est mauvais; mais s'il est évanoui, comme ne sont pas les miens, c'est encore plus mauvais.
»... Le ciel est la source de lumière dans la nature et il gouverne toute chose ; il nous guide même dans nos observations haliiluelles sur la qualité du temps. <i La difficulté des ciels en peinture est très grande, à la fuis comme composition et comme exécution, parce que, malgré leur éclat, ils ne doivent pas venir en avant, mais être plus loin que les objets les plus éloignés. Tout cela ne s'applique point aux phénomènes ou effets accidentels du ciel, parce qu'ils sont toujours une exception. »
Or, Constable avec une égale conscience s'est doniK' la tàclie de peindre ses ciels dans leur elle! gi-iKTal. cl lantùl aussi, ses études le prouvent, dans ces
I':COI>K AMII.AISF.
eiïets exceptionnels qui son! une Irlc |)niir lu'il du peintre et unoaugoisse pour son métier. La collecliou du Soulli Kcnsiiijilon en iilHindc. I(uis inci\cill('u\ de profondeurou de rapidilr.
Il y a aussi une (juanlilé dViudcs d'ilaïuiislcad. ('.iiai|uc l'ois que Couslable a ahordé ce nuilifil a laissé un bijou de pciulure, ('■hauches ou toiles achevées: c'est pourlaul un uiolif bien siiu|d(' (|iir ccllr bulle au [jrciuicr [tlau, puis, plus loin, daus 1(> bas, daus uue perspective descendante très curieuse, un étang, puis encore (les plaines qui vont se perdant à l'horizon sous le vaste ciel; mais cela témoigne duu lel amoui- pour la vive lumière, [)our les jeux changeants