LE PESEUR DOB 11 SA I E MME
flamand à sa perle, un des éléments tendant de plus en plus à dominer l'autre. Mais par un re> irement magnifique autant qu'inattendu, le parlait équilibre qui régnait chez Metsys renaîtra et s'incarnera dans un homme, dans Rubens, el c'est grâce à lui que l'art flamand donnera une dernière et prodigieuse récolte. C'est pour cela que dès les premières lignes de ce cbapitrc nous avons évoqué
Rubens au momenl de parler de Metsys. Grâce à Metsys nous compre s toul
ce qui va se passer. L'œuvre de Metsys est une clef de imite la nouvelle partie de l'histoire de l'art flamand, après que la mort deMcmling a irrévocablement
clôturé la première. Nous admirons en lui un des plus grands peintres flamands à cause de l'union excellente, chez lui, entre les deux grandes beautés de l'art flamand, la netteté et l'exubérance, l'union entre ce qui a été Jan Van Eyck, et ce qui sera Rubens.
Quant à ceux qui soit à Anvers, soit à Bruxelles, n'auront pas eu le pouvoir, ou la sagesse, ou la force de résister à 1' « invitation au voyage » en dehors de Flandre et de l'art flamand, ceux-là devront être considérés comme les véritables artistes de transition. Ils nous contraindront eux-mêmes, non pas à mépriser leur œuvre, car ce travail en même temps d'altération et de