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Italie. De là l'antagonisme entre ses premières œuvres et celles qui suivirent son voyage, de là également la persistance de son éducation superbe au milieu même de la déroute de son sl\le. Dans une de ses principales œuvres, Jésus chez Simon le Pharisien, qualités et défauts se présentent dans le pins curieux mélange, Dans le tableau d'Adam et Eve dont deux magnifiques exem-
plaires existent l'un à Berlin, l'autre à Hampton Court, éclate son tempérament puissant, sa grande science de la peinture et du modelé. La ferveur pour l'arl italien y balance la fidélité au métier flamand : Rubens signerait presque ces deux admirables nus, et de l'ait, il n\ ajouterait presque rien, mais ce rien ferait l'u'in re purement flamande.
Gossaert a exercé sur l'art des Pays-Bas une influence considérable tant par l'exemple que par l'enseignement. Quantité de peintres voulurentà son imitation visiter l'Italie, et deux de ses élèves, Scorel en Hollande, Lambert Lombard en Flandre, contribuèrent plus que tous autres à jetcren pâture à l'Italie tout ce qui pouvait rester d'un peu de race chez leurs propres élèves. (Juoi qu'il^en soit, avec ses rares qualités de peintre, et malgré des travers laborieusement acquis, Mabuse pourra demeurer pour les artistes un sujet d'étonnement et d'éludé, à la condition de ne prendre que juste ce qui doit être pris, mais il enrichira peu l'histoire delà pensée humaine.
Des peintres qui avaient, à Amers, précédé Metsys et de ceux qui marchèrent timidement dans son sillage, il y a peu de chose à dire. Les premiers, comme Willem Decuyper, Jean Snellacrl. etc., n'ont laissé (pie leur nom dans les registres de la corporation, les célèbres Liggeren. Les autres n'ont donné que des œuvres soignées mais sans grande portée. Les (ils de .Metsys, entre autres Jean, apparaissent sans caractère ; ses soi-disant continuateurs en ont trop. Le meilleur est Marinus Van Romerswalen qui a répété à satiété le sujet du Poseur dor et sa femme, en compliquant les draperies, en hypertrophiant les coiffures, maisen conservanl une assez grande linesse de matière; de lui aussi sont des portraits et d'assez étranges figures de saints ermites, chenus et crevassés, ciselés ride par ride, dont un beau spécimen est à Berlin.
Doit-on bien considérer Jan Van Hemessen 1500-vers 1566 comme un continuateur de Metsys? En tous les cas, il en a continué surtout les défauts, mais c'est un bien curieux peintre. Hemessen (du nom de son lieu de naissance. Hemixen, village voisin d'Anvers), est le type du peintre exagéré en tout, en couleur, en dessin, en modelé, en expression. Il jongle perpétuellement avec des poids énormes, fait l'hercule, et son horreur instinctive île la simplicité le jette dans un perpétuel excès de virilité. De quoi faire dix bons peintres, cl comme résultat final, seulement un peintre très curieux. Avec cela des dons de couleur et de louche, une imagination sans ban alité, un esprit plus rude que brutal, plus lourd que grossier; on dirait un paysan qui fait de la peinture, et il n'est pas médiocrement curieux de noter (pie notre Millet le tenait en estime, possédait même un tableau de lui. Ses œuvres les [dus significatives sont à Munich la Conversion de saint Mathieu, la Bénédiction d'Isaac, la Sainte Famille . et à Berlin /-" mauvaise société). Mais le Louvre possède un but complet spécimen de sa manière, un Tobie réadmit In ne ii son père, qu'on a le tort d'ex-
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poser hors de portée de la vue et qui serait d'une réelle valeur d'enseignement.
Les peintres dont nous venons de parler et les divers <|ui non- restent à citer
ne sont qu'en partie touchés d'italianisme comme Mabuse, ou même ne le -uni
point, comme Josse Van Clève, un beau portraitiste 1 49 1-i 5 î :omme ce
curieux Hemessen. Quelques peintres encore dont il reste des œuvres trop éparses pour qu'on puisse tracer de chacun une physionomie bien exacte, s efforcent de conserver une sorte de peinture nationale, populaire, ei quoiqu'ils disparaissent un peu dans la trop brillante lumière des « romanistes leur rôle
n'en esl pas moins bon et utile. Dos paysagistes comme Jérôme Cock; des peintres d'intérieurs et de mœurs comme Abel Grimmer, François et Gilles Mostert, Beuckelaer, C. Molenaer, cherchent honnêtement, consciencieusenicnl, ce que Téniers et Jordaens trouveront avec éclal et leur devront ainsi qu'à Brueghel. C'est en ce dernier que tous se confondent comme se déversent quantité de petits ruisseaux dans un large cours d'eau. Mais il est homme trop important pour que nous ne nous réservions pas de parler de lui tout à l'heure plus longuement.
Il doit être dit aussi que celle honnête et naïve fidélité à la race n'est pas éteinte partout et persiste, en certains artistes, ailleurs même qu'il, Anvers. A Bruges, bien éteinte maintenant, Pierre Fourbus (1510- 1583) exécute quelquesuns des plus beaux et des plus sévères portraits de l'école flamande (musée de Bruges et fait souche de vrais peintres. Son beau père Lancelot Blondeel, architecte et peintre (1:496-1 561) avait donné les dessins de la merveilleuse cheminée du Palais du Franc, et grâce à l'atmosphère de Bruges conservait, bien qu'en pleine Renaissance et très épris lui-même du goût nouveau, des traditions de métier el d'esprit encore assez accentuées.
Ce n'est pas sans curiosité que l'on étudiera aussi en Flandre des peintres comme Vermeyen à Bruxelles, .losse de Monper à Anvers, les Conninxloo à Bruxelles et à Anvers, les Claëssens à Bruges, Bellegambe à Douai. Mais cette élude ressort déjà de l'érudition et elle amènerait quelque confusion dans noire pré<i<.
Nous ne pouvons pas cependant, avant de passer aux italianisants tout purs, ne pas dire un mot de deux peintres curieux, caractérisés, et qui mieux que d'autres nous fournissent une transition très nette entre l'art purement flamand et celui qui va se corrompre d'exotisme : l'un est Herry Me! de Blés à Liège et l'autre Joachim de Patinir à Anvers.
Joachim «le Patinir ou de Patenier, demeure le plus important, maintenant que Herry Met de Blés est dépossédé d'un certain nombre d'œuv res qui lui étaient attribuées el qu'on lui marchande un peu de l'admiration que naguère on était près de lui témoigner.
Patenier étail natif de Dinant el s'étail li\e à Anvers où il se maria deux fois el mourul en 1524. Albert Durer lors de son voyage dans les Pays-Bas, assista à son second mariage, en 1521. Voilà tout ce que l'on sail de Patenier; il ne paraît pas qu'il ait voyagé en Italie, mais ses relations avec Durer, le temps même où il vécut, suffisenl à lui avoir l'ail connaître l'arl qui passionnait son contemporain Mabuse; quoi qu'il en soit, ses tableaux son) aussi peu italiens que possible. A la rigueur on pourrait dire qu'il doit à l'Italie le caractère accidenté des paysages montagneux où il place ses scènes ; mais le pays même où il était né, qui est une des régions des plus mouvementées des Flandres et OÙ les
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sites atteignent parfois quelque grandeur, suffit tout à fait à expliquer cette tendance. L'importanre donnée au paysage par Patenier, le bonheur avec lequel il
le traite, si ml les caractéristiques de sa manière. Chez lui, le paysage n'est [il us un fonds lointain, c'est un cadre, un ensemhle qui fait corps avec l'action. A travers mille détours et recoins, jusqu'au fond des plus fuyants horizons se déroulent de spirituels et vivants épisodes, tandis qu'au premier plan des per-
sonnages plus importants, tels que ceux de la. Faite en Egypte, sujet qu'entre tous il affectionna, sont (miles avec beaucoup de charme et de soin. Un très curieux tableau du musée de Madrid, une Tentation desaint Antoine, terrible de couleur, exagérée de mimique, suit à la Metsys, soit à l'italienne, le montre sous un jour nouveau et saisissant, lorsqu'on n'a vu de lui que ces jolies Fuites en Egypte. Il en est une. à Berlin, qui est aussi jolie de couleur que mignonne de détails : la \ ierge avec l'Enfant dans son giron, a prés d'elle son paquet de bardes dans un mouchoir, un « baluchoD » attendrissant, et tout près encore, bout sur quatre pierres une petite marmite ; et entre autres épisodes dans les fonds de paysage, se déroule dans un village un étonnant massacre des Innocents. Si la Tentation de saint Antoine de Madrid est un trait d'union entre les œuvres des primitifs et celles du vieux Brueghel, celle Fuite en Egypte en est un entre ces mêmes vieux niailres et ïéniers en personne.
Quanl à I Ici rv Met de Blés, il est compatriote de Patenier étant ne à Bouvignes, près de Dînant. Il a plus d'une analogie avec lui dans l'importance donnée au paysage, dans le choix des sujets, etc. Mais il a plus de bizarrerie et aussi plus de laisser-aller dans la touche ; sa couleur est moins riante, elle a des duretés. Dans ces paysages et les monuments qu'on y rencontre, il serait plus aisé de trouver des traces de l'influence italienne, et il \ aurait même certitude si quelque document venait accréditer la tradition qui le fait s'être déplacé eu Italie, à Venise. Une Tentation de saint Antoine h Bruxelles, une Fuite en Egypte à Anvers permettraient de faire de très curieuses comparaisons de nuances et de tempérament dans les analogies étroites avec Patenier, si nous avions la place pourune telle analyse et si l'étude des artistes particulièrement curieux n'était pas forcément limitée ici par celle do très grands. Herry Met de ]!les était également capable de peindre un 1res beau el très serré portrait comme les meilleurs maîtres, ainsi que le prouve le beau portrail de jeune homme du musée de Berlin, bien el dûment signé de la petite chouette que l'artiste avait adoptée pour marque. En somme, dans l'intervalle qui sépare Metsys de Bubens, -i nous avions a rechercher ce qui concerne le- plu- originaux artistes du xvi" siècle après le grand Brueghel, on m mi- verrait, peut-être à tort, mais à coup sûr avec nue sincère inclination, négliger pour Hemessen, Patenier el Herry Met de Blés, les italianisants et les romanistes les plus illustres leur uom fût-il Bernard Van Orley, Michel Coxcye, Lambert Lombard et Frans Floris !
Nous ve - de nommer ceux qui à Bruxelles, à Liège et à Am ers personni-
lièrenl le reniement île- pures traditions flamandes et la frénésie de l'importation italienne. Bernard Van Orle\ vers I &90-1542) est un Ar> plus zélés propagateurs de la contagion. Il esl allé à Borne, il a \ u el admiré Baphaël ; il a reçu de lui quelques compliments; il esl chargé par Léon X. à son retour à Bruxelles, de diriger La traduction des cartons des Actes des Apôtres en tapisserie de haute
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lisse industrie flamande par excellence. 11 ne se sondera désormais que de rapp'r0cherde la manière de Raphaël et des peintres italiens qu il s pu Méthodes <!•' comp
sition, virtuosités d'exécution, recherche inutile et puérile
des difficultés qui ne veulent rien dire, c'est là dedans qu il se complaira pardessus tout, et lorsque par certains côtés il demeurera flamand, ce sera ù son insu, mais sa nature n'en jurera que mieux avec ses ambitions.
Les Épreuves de Job, le triptyque du musée de Bruxelles, montrenten mem.
temps ce qu'il y a en Van Orley de vigoureux et d'original, et ce qu'il y a d'affecté et d'insupportable. On constate là un collectionneur de raccourcis inattendus, de puérils tours de force, un désir d'élégance et de richesse lourdement retenu par une nature plantureuse. Et pourtant il y a là de belles parties; l'œuvre est intéressante, passionnante même dans son ensemble. De même encore, dans les nombreuses peintures que possède de lui le même musée, le Jésus-Christ mort pleuré par la Vierge et les saints est d'une facture large et soignée, une œuvre saisissante malgré les visées raphaëlesques. Et voici encore un portrait, celui du médecin Georges de Zellc qui, parla sévérité de son dessin et la richesse de son harmonie: noir,rougeet vert, rehaussés de blanc, estdigne des plus beaux temps.
Que penser d'un peintre qui demeure aussi bien doué et qui tient si obstinément à compromettre ses lions, d'un homme qui a tant de savoir et si peu de jugement, d'un homme qui a assez d'imagination et de souftle pour concevoir el exécuter les grands cartons des tapisseries des Chasses de Maximilien (une suite au musée du Louvre) et delà Vie d'Abraham (Hampton Court) et contraint celte imagination à n'enfanterque des pastiches? Il faut en penser cequed'une manière générale el avec bien plus d'énergie encore nous pourrons dire des peintres qui surenchériront encore sur ces dispositions : c'est que dans une école telle que l'école flamande il faut considérer comme des dégénérés, par rapport aux ancêtres robustes et simples, ceux qui recherchent les difficultés pour elles-mêmes, sans autre but, et chez qui un savoir plus étendu ne sert qu'une pensée moins haute.
Une telle remarque ne saurait s'appliquer dans toute sa sévérité ;'i Bernard Van Orle\ qui conserve des côtés de beau peintre, mais elle peut sans restriction retomber sur un de ses élèves, Michel Coxcye (1499-1592), qui mérita le surnom de Raphaël flamand, ('.'('lait une gloire aux yeux de ses contemporains, pour nous c'esl sa condamnation. Quel que soil son savoir, il ne dégage que la froideur et l'ennui. <*n cite encore, mais sans connaître son œuvre, un autre élève de Van Orley, Pierre Coucke, qui voyagea également en Italie.
En même temps une autre source d'italianisme a jailli, nous le savons, de l'atelier de Mabuse ; elle s'égara jusqu'à Liège et revint, connue par une fatalité à Anvers môme. Lamberl Lombard avait été l'élève de Mabuse. et après diverses pérégrinations était allé se fixera Liège, où brans Floris vint lui demander des leçon-, avant de compléter cette éducation en Italie et de revenir s'établir dans -a ville natale. De Lamberl Lombard il ne reste guère que son élève el c'est trop.
Floris (1516-1579) ou Frans de Vriendt appartenant à la famille des Y ri end I, aussi touffue que celle des Pourbus, des Van Orley, des Coxcye, familles nombreuses, fécondes en talents divers, souvent se greffant les unes sur les autres et se confondant en ramifications compliquées, floris, disons-nous, fut hanté de Michel-Ange comme Van ()rle\ de Raphaël, mais cette fois la hantise amena des résultat- encore pires. Son grand tableau delà Chutedes Anges rebelles est l'ex-
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pressionla plus complète de l'erreur où peut tomber un artiste quand ilveul
BRUEGHEL. — LA RESURRECTION.
faire un chef-d'œuvre. L'erreur esl double, car c'est déjà se tromper que d'avoir 1 intention de « faire un chef-d'œuvre » el se méprendre plus gravemenl encore de croire qu'une œuvre de premier ordre peut sortir de l'imitation. Dans la
Chute des Anges ce sont des raccourcis aussi \ ;i ries que dépourvus d'intérêt, des monstres qui ne fonl pas peur, un entassemenl de figures déjà conventionnelles, et Le tout dans une gamme grisâtre que Frans Floris empruntait littéralement aux Florentins, sacrifianl ainsi volontairement la richesse que les Flamands du xvi" siècle les plus dévoyés s'efforcèrent encore de conserver in lac le : la couleur. On peut appliquer les mêmes remarques au grand Jugement dernier du musée de Bruxelles qui contient comme par hasard, dans l'Enfer, quelques types ayant consené un peu du caractère flamand.
Dans un assez petit tableau un maître hollandais dont nous parlerons un peu plus loin, Jérôme Bosch, a traité le même sujet, fantastiquement, çji homme du Nord, qui se divertit aux fantaisies les plus extraordinaires de couleur, de dessin, et d'imagination. Ce tableau est au musée de Bruxelles. S'il était placé, au musée d'Anvers, à côté de la grande machine de Frans Floris, l'italianisant serait en peu de temps dépouillé de la gloire factice qu'il a encore conservée et qui ne lui fut pas ménagée de son temps.
Frans Floris fut en effet l'artiste admiré, le maître dont l'atelier était le plus connu. La plupart des Anversois célèbres donl il nous reste à faire mention ont été ses élèves: tels Martin de Vos, Lucas deHeere, Ambroise et Jérôme Francken.
C'esl ici que commence à se manifester d'une façon frappante le phénomène \iai ment saisissant d'assimilation dont nous axons si souvent parlé, et s m- lequel nous ne craignons pas d'insister, tanl il a d'importance dans l'histoire de l'art flaiii.-iud . Frans Floris marque le point culminant delà hantise italienne. Sauf en quelques portraits, il ne songe qu'à Florence, et si dans ces portraits il paraît se montrer plus flamand que dans ses compositions, il faut remarquer que dans l'école italienne elle-même on a vu des maîtres, tels le Bronzino pour prendre mi exemple contemporain et sans remonter aux plus illustres, produire en même temps des compositions affectées, et des portraits d'une sévérité, d'une tenue et d'une beauté de couleur qui forment le contraste le pins accusé. Or l'assimilation de l'éducation italienne commence à devenirvisible chez les meilleurs élèves de Frans Floris. Si lui en a été absolument gâtéet dénationalisé, eux supportent mieux ce régime. L'élément flamand, au milieu des luttes et des tiraillements perpétuels reprend peu à peu le dessus sans que l'élément italien soit éliminé. La couleur redevient ou demeure flamande. C'est ainsi que dans les tableaux des Francken, et notamment dans le Martyre des saints Crépin et Crépinien, de Jérôme Francken au musée d'Anvers, la froideur de couleur esl moins grande, el l'action est au moins composée à parties égales de déclamation italienne et d'exubérance flamande. Dire que ce tableau curieux, qui représente les instruments de torture, poinçons, sl\lels, huile bouillante des chaudières, se retournant miraculeusement contre les bourreaux, est bien passionnant, serait exagéré ; mais n'oublions pas qu'il j a un loup chemin à parcourir d'un Met-
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sys à un Rubens, quoique maintenant nous soyons bien plus d'à moitié chemin. D'autres élèves de Floris nous rapprochent encore davantage de l'immense
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