J A N VAIS S COR EL. — PORTRAIT
même temps. Lucas de Leyde apparaîtrait peut-être un peu faible el léger, à cause de ses dons même de vivacité et de facilité. Il se montre excellent peintre quand il l'ail de la gravure, et graveur plein de brillant quand il l'ait de la peinture, nous voulons dire par là que sa pointe fait naître la couleur, le mouvement.
et la \ ie d'i façon merveilleuse, mais qu'en peinture il se contente de moyens
un peu rapides el sommaires.
Lucas de Leyde fui l'ami d'Alberl Durer qui le tint en profonde estime et auquel les contemporains l'égalèrent. L'œm re de Lucas de Leyde a trop souffert du temps pour qu'aujourd'hui nous puissions faire la comparaison en toute équité. En réalité non, ne possédons plus du peintre hollandais de morceaux qui puissent même approcher des grands portraits ou des principales ligures du peintre de Nuremberg, el pour le grand triptyque du Jugement dernier, conservé au musée de Leyde, il paraîtrait certainement, malgré ses belles qualités, incon-
ÉCOLES FLAMANDE ET HOLLANDAISE
sistanl el vide auprès des tableaux de Durer, si profondémenl calculés, -i remplis, si gravement équilibrés, et dont chaque figure est aussi soigneusemenl exécutée que celles de Lucas paraissent enlevées insouciamment. Il faut donc