REMBRANDT. — LES PELERINS DEMSIAUS
En un mot, le premier avec cette suite el cette force, sinon absolumenl le premier en date, Rembrandt a donné à l'ombre une conscience.
II mm- reste maintenant, après avoir tracé ce portrait général, à l'expliquer par les principaux faits de la vie el de l'œuvre; on ne peul prendre ici que les
points les plus saillants, car le sujet est des plus vastes, d de gros Livres nul à peine sufli à tout dire. Les faits saillants, que nous conserverons, sont du reste assez explicites et assez riches d'intérêt. Ceux qui voudront se rendre compte du plus minutieux détail recourront aux nombreux travaux d'histoire et de critique, aux chapitres ou aux livres qu'on doit à Schellema, à Burger, à Havard, à Emile Michel, ou même aux écrits plus anciens, mais peu clairvoyants des vieux Hollandais. Le chapitre que nous traçons en ce moment ne peut guère servir aux lecteurs que d'avertissement et de conseil sentimental. Nous ne les forçons point d'ailleurs à partager notre façon de voir, mais nous les engageons à ne pas adopter davantage, sans les avoir contrôlés par leur propre impression devant les œuvres, les façons de voir des écrivains qui viennent d'être cités. 11 n'est pas mauvais, loin de là, que chacun se fasse son Rembrandt à sa guise.
L'important est qu'il émeuve sincèrement, et à ceux qui sentent les choses de la vie et de l'art sans préjugés il est impossible de ne pas être sans cesse ému, et profondément, par tout ce que cette carrière présente de grandeur, et cette œuvre de beauté.
Rembrandt llarmensz Van Rijn, naît en 1606 ou en 1607 aux portes de Leyde, cette belle et tranquille ville, propre, bien peignée, un peu pompeuse. un tantinet pédante, [dus favorable et plus ouverte aux études littéraires ei scientifiques qu'aux études artistiques. Les parents du jeune homme connaissent l'aisance, sa vocation n'est pas entravée; ses premières années, et toute la première partie de sa vie, seront paisibles, laborieuses, heureuses. A Leyde, il fait son éducation littéraire et commence avec Swanenburgh son éducation de peintre. Mais c'est à Amsterdam surtout qu'il se forme; il a pour maîtres Pieter Lastman, et peut-être Jan Pijnas. Ces trois maîtres immédiats de Rembrandt sont des italianisants renforcés, formés sous l'influence de l'Allemand non moins italianisé Adam Elsheimer. Les années d'apprentissage sont donc italiennes el littéraires. On a dit, il est vrai, non sans apparence déraison, que des peintres très hollandais d'esprit el de tournure, telsqueTh. deKeijser ont eu sur le jeune artiste une réelle influence. Mais, avec une nature aussi robuste el aussi entière que celle de Van Rijn, les influences sont des accidents, elles ne son! que passagères, el n'expliquent qu'une très petite partie des choses. Il sul'lil de dire qu'il trouvait l'art de la peinture en très bel état, car elle tendail à redevenir vraiment hollandaise, après avoir subi comme en Flandre l'inoculation italienne, et en avoir, celle première fois, en lin de compte, largement profité. Nous avons indiqué plus haut ces analogies, et le rôle qu'avaient eu les peintres de transition. Le moment était redevenu bon pour qu'un grand peintre pût se produire: la Hollande en enfanta par dizaines, el Rembrandl fui le plus grand.
Après un séjour à Amsterdam vers 1623, Van Rijn était revenu se fixer à Leyde, qu'il quitta définitivement pour Amsterdam à la lin de 1631. Il loge alors
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au Bloemgracht. Le succès ne tarde pas à lui arriver, hès la première année de son établissement à Amsterdam [1632), il se l'ail brillamment connaître parla Leçon iïanatomiedu docteur Tu/p, qui lui vaut les plus avantageuses commandes, les plus belles relations, el qui commence vraiment sa fortune. Il a vingtcinq ans.
La distinction de son esprit, de ses manières, de son caractère, le rendent séduisant à de hauts personnages. C'esl un beau el attrayant garçon, d'avenante mine, qui ne hait point la recherche dans la mise, le luxe même, porte h, ml la tête, rebrousse sa moustache, a le teint vermeil, l'esprit libre, le regard clair, et a toute raison de voir l'avenir sous de riants aspects. Toul cela se lil couramment dans son portrait du Louvre qui es! daté de loi.:!. Il a produit plus dune œuvre remarquée : desportraits vraiment beaux, commele Constructeur de navires et sa femme, de Buckingham Palace; des scènes bibliques, telles quela Sainte famille de Munich, la Présentation au temple du musée de La Haye, ou les -renés de la Passion : la Mise en Croix et la Descente de Croix, pour le stathouder Frédéric-Henri. Les deux petits Philosophes du musée du Louvre, sont de 1032 et montrent jusqu'à quel point déjà il était devenu un maître sans analogue de l'ombre et de la lumière, en même temps combien la profondeur et l'éloquente soudaineté de sa pensée s'étaient révélées. En 1634 encore, il peint deux de ses plus beaux portraits, Martin Daéy et sa femme.
Tout eida, c'est la période lumineuse, prospère, el elle doit durer encore, et cette année 1634 est une date particulièrement heureuse dans celle existence calme, laborieuse et distinguée : c'est l'année où Rembrandt épouse Saskia Van Uylenburgh, jeune filled'une des meilleures familles de la Frise, et quelque peu parente d'un marchand de tableaux et d'objets d'art d'Amsterdam avec qui il était en relations assidues.
Saskia parait avoir été un des plus jolis types de femme d'artiste qui se puisse rêver. Bonne, dévouée, d'humeur égale et pourtant vive et enjouée; très intelligente et ne dédaignant point de s'occuper des intérêts matériels de la maison, que Rembrandt au contraire ne surveille guère, absorbé qu'il esl liaison art et entraîné par ses coûteux, mai-, nécessaires caprices de collectionneur. Aimée, en tous les cas, tendrement par le mari, par l'artiste, qui peint, dessine, gra\ e d'après elle de nombreux portraits, et se complaît à satisfaire ses moindres caprices.
Nous ne parlons pas, parmi ces portraits, d'une toile célèbre du musée de Dresde, qui le représente lui-même sous l'aspect d'un personnage à grosse tète, à forte crinière, à rire large el à accoutrement truculent, qui lève un grand verre plein de \in, tandis qu'assise sur ses genoux une petite femme souriante et parée regarde ironiquement le spectateur. Malgré l'authenticité proclamée de ce tableau, la belle signature dont il est pourvu, l'absence de toute discussion
sur la paternité de l'œuvre de la part de tous les critiques les plus autorisés, il es! des admirateurs de Rembrandt qui refusent de le reconnaître pour l'auteur de relie peinhire, qui n'est ni dans son esprit ni dans son talent, et il nous souvient de la belle indignation d'un grand artiste de notre temps, M. A. Legros, qui soulenail queRembrandt n'avait même pas eu connaissance de ce soi-disant portrait intime. 11 y aurait eu assez, d'autres exemples de supercheries dans l'art pour que nous nous inscrivions contre cette façon devoir. Il est certain que Rembrandt est un espril grave et tendre, infiniment respectueux de ceux qu'il aime et que pas un des nombreux dessins à la plume ou croquis gravés, témoins de sa vie intime, études attentives des êtres qui vivent autour de lui et qu'il aime, ne sont conçus dans celle unie provocante. D'antre part il est certain que la peinture, tout en étant pleine de talent, n'a rien de particulièrement précieux, ni de ces belles trouvailles comme il \ en a dans la moindre esquisse du maître. Au musée de I Iresde, à côté d'un grand et très beau tableau de Van der Meer de Delft dont nous parlerons plus loin, elle fait même une assez inférieure ligure. Que cette peinture suit donc de Rembrandt, nous n'en serons pas autrement heureux, mais nous ne serions point surpris si jamais un jour on trouvait la preuve qu'elle n'est que d'un élève ou d'un trop ingénieux imitateur. Quoi qu'il en soit, l'époux de Saskia lit d'elle quantité de beaux poitrails à Dresde même, à l'Ermitage, h Cassel, à Berlin et dans son œuvre dessinée etgravée) attestant la part qu'elle prenait dans sa vie et qu'il lui donnait dans son rêve.
Hélas! tout I h m heur humain porte en lui-même son mal heur futur. Avec la joie, Saskia entrait chez Rembrandt, et avec Saskia, peu à peu allait entrer le goût tenace de la mort. Rembrandt eut un tils en 1635, qui mourut bientôt; une fille eu 1638 qui nevécut pas; une autre fille en 1640, qui mourut aussitôt. Il éprouva une consolation dans la naissance de son fils Titus en 1641 ; il lui était réservé de ne le perdre que dans ses années <le vieillesse et de pauvreté pour que la perle fût encore plus cruelle. Mais une douleur plus affreuse lui était destinée : Saskia, qu'il avait vu dépérir, mourul en 1641. Il avail épié sur son visage la venue progressive, impitoyable de la mort. Le cœur serré, car cela se voit au caractère poignant de -es croquis, mais la main ferme et courageuse, il avait gravé ces amaigrissements cl ces angoisses en quelques traits bien saisissants à rapprocher de la rieuse peinture de Dresde (1633) où il la représentait encore jeune lille, un an avant son mariage, avec -es yeux gais cl son rire étincelant. Avant «le mourir, Saskia avait fait un testament sage et tendre, comme prévoyant les difficultés où ne pouvail manquer de se débattre celui qu'elle sa\ait si absorbé par son art, et si insouciant des choses de la vie. Ainsi il avaitété à peine jusqu'à la moitié de sa vie un homme heureux. El encore les dernières années de ce bonheur avaienl été, comme on voit, traversées de bien dures épreuves.
Le voici redescendant la pente, et s'acheminant en même temps toujours
vers plus de génie el toujours vers plus de maux. Mais il avait du moins connu les plus cuisants, el la douleur Taxait à jamais trempé. Tant qu'il pourra peindre, il la regardera en face.
Ceci est très visible dans son œuvre. Jusqu'à la mort de Saskia, ce sont surtout des beautés pittoresques, théâtrales parfois niais avec quelle grandeur ! qui dominent. Souvent, il ace bel accent d'humanité, mais pas encore si poignant qu'il le deviendra; plutôt pieux, recueilli, paisible, d'attendrissement, d'espoir, ou de douce intimité, comme dans le Tobie, les Philosophes, le Ménage du menuisier, ou comme la Prière de Manuè musée de Dresde donl la grande beauté de peinture sedouble d'une admirable beauté de sentiment, et de sentiment qui se rapporte à Rembrandt lui-même. C'est l'année de la naissance de son tils Titus et par une coïncidence qui devient poignante et saisissante, l'année précédant la mort de Saskia, qu'il peignait le touchant épisode du Livre des Juges : Manué et sa femme se mettant en prières au moment de la disparition de l'Ange qui leur annonce la naissance d'un tils. Songez que Rembrandt savait sa femme minée par le mal, et que dans les Écritures, .Manué dit : « Nous mourrons certainement parce que nous avons vu Dieu ! »
Comme ce tableau, par cette circonstance, s'éclaire d'une extraordinaire résignation !
A partir de la mort de Saskia. l'inspiration atteindra sa forme la pins pure, la plus élevée et la plus poignante, en même temps que le métier deviendra plus viril, pins âpre et plus mystérieux. Dansle portrait, Rembrandt mettra des accents profonds que l'on ne lui connaissait pas encore. Le Bon Samaritain et les Disciples d'Emmalis sont de 1648. Dételles scènes sont d'un homme mûri et forgé, à qui la douleur a révèle des choses.
La Ronde de four, ceci est à noter encore, est la dernière et lapins considérable expression de son inspiration uniquement pittoresque, date de la mort de Saskia, et c'est l'œm re qui déroutant par son originalité les très sensés contemporains du peintre, commence à travaillera sa défaveur- Dans sou livre, M. Emile .Michel a consigné une remarque suggestive el que seraient heureux d'avoir faite ceux qui aiment profondément le maître. Il a noté que dans les mois qui suivirent immédiatement la mort de Saskia, Rembrandt lit ses plus nombreux et quelques-uns de ses plus beaux croquis de paysages, dessins ou eaux-fortes. Ce irait es! saisissant et éloquent : on voit l'homme laissé seul, à qui pins de solitude encore est nécessaire pour «pie sa douleur de\ ienne moins criante. Oh! les longues promenades de Rembrandt dans la campagne de Hollande, après la mort de Saskia ! Il faut savoir combien elle est riante, relie campagne, quand on a l'âme heureuse el riante soi-même, mais combien au>sj son aspect de bonheur implacable peul a la foi- écraser et narcotiser l'âme mise à vif, et combien il \ a. encore, des jours où elle e^l grise, vaste et accablante.
ÉCOLES FLAMANDE ET HOLLANDAISE. lui
Les méditations sur les grandes légendes humaines de la Bible le prirent aussi au plus haut point dans ces années, puisque les Pèlerins d'Emmaùs el le Bon Samaritain auxquels on revient sans cesse, sont la plus idéale émanation de celle âme assombrie el agrandie.
Rembrandt avait en 1639 acheté sa maison de la Joden-Breestraat, sa maison grise el blanche à l'entrée même du quartier juif, comme s"il avait voulu trouver sans cesse à la portée de sa main, la troupe infiniment variée de ses modèles, ou plutôt de ses prétextes. On la retrouve encore aujourd'hui, celle foule effrayante et admirable. Elle n'a pas changé. Il suffit de faire quelques pas hors de cette Joden-Breestraat qui est propre et soignée — non point pourtant au degré de celles de Haarlem ou de Leyde ! — et Ton entre dans les ruelles donl le nom seul évoque soudain des sensations criardes à l'oreille, répulsives à l'odorat, passionnantes, extraordinaires au regard : la Batavier-Straat, le Lazarus-Steeg, et cette place qui est nommée le Daniel-Jonas-Meyer ! Quelles loques et quelles ordures, quelles vases innommables circulent dans les canaux; quelles pourritures stagnent dans les maisons de bois et se continuent dans la rue! Quelles trompesde tapirs réunies, quels nez crochus et quelles mains griffues, quels veux miteux et bordés de jambon : quelles beautés affolantes, à ne pas loucher avec des pincettes! Et à côté de cela que de détails touchants et délicieux !
Quels attendrissements familiaux dans cette l'ange! Quelle observation des rites : tout ce monde crasseux se faisant ou paraissant se faire propre les jours de fêle et Ions les samedis dans l'après-midi; les mères ventripotentes niellant leur bonnet à rubans, le commerce s'arrètant, les filles les plus laides se faisant belles, et parfois le devenant!
On rencontre aussi, dans les jours remuants, assourdissants de la semaine, des yeux extatiques, étranges, les yeux d'un loqueteux peut-être génial, qui rêve sur un tas d'immondices et demeure silencieux des heures parmi ce tumulte suraigu. C'est je ne sais quelle pensée qui brûle lentement, comme une lampe que rien ne peut éteindre, indifférente à ces disputes affreuses, à celle circulation glapissante de sales mangeailles.t In peut alors penser, on ne saurait dire avec quelle force d'évocation, que Rembrandt rencontra là. trouva là, peignil là. tel vieux rabbin, savant comme l'arbre de la science, et crasseux d'une crasse dorée, ou bien encore le jeune voyant, phtisique et tendre, don! il lil le Christ des Pèlerins il Enimaiïs !
A ilix minutes de là, les côtés imposants et nobles d1 Amsterdam, c'est-à-dire les relations aristocratiques de Rembrandt à côléde ses modèles plébéiens. Sur les quais tranquilles, de beaux canaux bien nets et bien ombragés, les belles maisons à perrons du Heerengrachl ou du Keisersgrachl d'où l'on s'attend, aujourd'hui encore, à voir descendre un homme à mine vermeille, grassouillet dans son habit noir et sous son chapeau rond, un homme à perruque el à bas de soie
quelque syndic de la corporation des drapiers ou de telle autre, personnage respectable et retors, honnête comme le Code et loyal comme la Loi, — ou bien encore quelque riche el puissant ami de Rembrandt, par exemple le Docteur Tulp, delà Leçon d'anatomie, avec sa barbe pointue, son air fin etdécidé, le bourgmestre Jan Six, tel que le peintre l'a représenté, prêt à sortir, mettant ses gants d'un air affairé et distrait, la mine assez fière dans son habit griset rouge, — toutes belles relations de Rembrandt qui, si elles ne le sauvèrent pas royalement de la déconfiture, comme elles auraient peut-être pu le faire, l'empêchèrent pourtant de mourir de faim quand elle fut venue.
Rembrandt a été l'insouciant et superbe artisan de sa ruine. Son art lui avait rapporté de grosses sommes qu'il restituait consciencieusement à l'art, achetant chaque jour, et faisant acheter par ses élèves, sans compter et sans marchander, les objets précieux, les peintures de maîtres étrangers ou hollandais, les collections de gravures de toutes les écoles en épreuves rares dont ses portefeuilles regorgeaient, les documents de toutes sortes, toutes choses qui lui étaient infiniment pins nécessaires que la bonne chère, car on sait que s'il lui était impossible de se priver de la toile convoitée, du dessin, du magnifique objet d'art, du brocard d'or dont il affublera libéralement son modèle, il dînait d'une croûte de pain et d'un hareng.
L'inventaire de son mobilier et de ses collections demeure un des renseignements les plus éloquents que présente l'histoire de l'art. On y voit le raffinement de goût de cet homme, et l'on se rend compte aussi que rien d'artistique ne lui était étranger. L'art antique ne le passionne pas moins que l'art de l'Extrême- Orient; les maîtres italiens sont représentés chez lui par des spécimens qui suffisaient pour. épargner à une aussi rapide intelligence le Mixage traditionnel en Italie. Quatre coups de pinceaux d'un Titien ne suffisent-ils pasà toul ce qu'un Rembrandt a besoin de savoir ? 11 est (''gaiement, comme beaucoup de grands esprits, intéressé par les sciences naturelles, el comme tous les artistes vraimenl délicats, il se réjouit de la belle matière, de l'objet d'art admirable dont, les riches arrivages des navires hollandais apportaient d'Extrême-Orient d'éblouissantes cargaisons; enfin il lui faut s'entourer encore d'oeuvres de quelques très bons peintres contemporains : Rembrandt n'est pas jaloux. Voilà l'homme de haute éducation, de goûts distingués à un surprenant degré. Quelques articles au hasard de cet étonnant inventaire le feront encore mieux voir.
Les peintures italiennes d'abord, car nous axons indiqué l'importance de la dette du grand Hollandais envers les grand- Maliens, el les Vénitiens notamment. Il pu— ede un portrait, un Homme riche de l'aima Vecchio, un Camp en feu, du Hassan, une Tête de Raphaël, diverses « copies d'après Annibal Carrache » un Grand tableau de la Samaritaine deGioRGioNE ; un En [uni de Michel- Ange, plus des portefeuilles nombreux contenant des « dessins des principaux
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maîtres du monde entier » dos gravures, de ou d'après les Carrache, le Guide, Ribera ; un autre « très grand format, avec presque (ouïes les œuvres de Titien; » un « album plein de portraits de Mierevelt, Titien et antres; » un portefeuille plein des œuvres de Michel-Ange ».
Pour les maîtres hollandais et flamands anciens ou contemporains, c'est une véritable galerie. <pii ne montre pas moins la variété de curiosité et de goût de cet esprit : quantité de Brouwer don! il paraît l'aire grand cas, el nous verrons que Brouwer en vaut la peine; des éludes et toiles de Jan Lievensz,
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