‹ Histoire populaire de la peinture (volume 3)Chapitre 53 sur 126 · N E E F S . — INTERIEUR 11 E G L I S E · texte numérisé non relu

N E E F S . — INTERIEUR 11 E G L I S E

Ces tableaux sont agréablement touchés, ne déplaisent point à voir, mais comme l'excellence en ce genre sera atteinte par certains Hollandais, nous ne pouvons guère noter dans cette catégorie de tableaux que ceux de Gonzales Coques. Celui-ci vaut bienquelqueslignesapart.il a été souvenl baptisé un Van Dyck en réduction, un Van Dyck de poche, etc. De fait, il a certainement beaucoup admiré son compatriote e( lui a emprunté en même temps que son souci des élégances, une tonalité générale assez voisine des harmonies préférées du grand portraitiste. H a aussi et bien à lui beaucoup d'esprit dans l'arrangement de ses petites réunions de famille, el j'imagine que chacun de ses modèles dut se

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trouver satisfait d'être si bien tiré, présenté d'une façon si avantageuse, tout en demeurant respectueuse de la hiérarchie familiale, et en même temps de se voir dans son attitude la plus naturelle ou dans son occupation favorite. Gonzales Coques, qui n'a lien d'espagnol en dépit de son nom ainsi enrichi, avait épousé la fille de David Byckaert. Le Louvre possède de lui un très joli tableau de famille, qui sans être aussi curieux que certains d'Angleterre ou d'Allemagne, fait aimer sa touche délicate, sa couleur riche et sobre, et celle preuve d'esprii

la plus grande que puisse montrer un ouvrage d'arl : la modestie.

Nous en aurons fini avec les principaux peintres de mœurs quand nous aurons mentionné Charles Emmanuel Bisel (1633-1 682), dont le musée de Bruxelles possède un tableau vraiment de premier ordre : Les Membres de In confrérie de Saint-Sébastien (archers d'Anvers; Denis Van Alsloot (1625 .peintre de défilés de corporations. François Du Châtel Inauguration solennelle du roi Charles III d'Espagne, musée de Gand, et Cavalcade de lu 'roi.son d'or. Bruxelles, sous le nom de Tilborch) pourrait être également rangé parmi les meilleurs portraitistes grâce à ses deux petites filles en blanc et rouge, du musée de Bruxelles. Les œuvres de ces peintres sont devenues rares; elles ont été sans doute débaptisées ; d'ailleurs elles ne nous apprendraient maintenant rien déplus que celles des grands peintres étudiés plus haut.

D'un moindre enseignement encore seraient des détails circonstanciés sur les œuvres des •< spécialistes » dont l'école fourmille encore, et qui sont bonnes surtout à considérer comme vanités de cabinets ou curiosités de musées, ou enfin connue intéressants documents d'histoire locale.

Il y eut les bataillistes, avec en tête Frans Van der Meulen (Bruxelles 1032- Anvers 1690), qui devint le peintre des batailles françaises, agréa Ide à Louis XIV et bien mi de Le Brun, mais demeura par sou éducation et son talent, un 1res hon peintre flamand; puis Jan Snellinck 1549-1638 . Sébastien Vrancx 1573- 1647), Pierre Snayers (1592-1667 .Corneille de Waël, Pierre Meulener, Corneille deWaël, etc..

Il \ eut les paysagistes, dont il ne reste plus grand'choseà dire, après Brueghel, liuhens, Téniers, Brouwer, et même Brueghel de Velours. Toutefois après avoir mentionné parmi les premiers paysagistes puis Paul P.ril 1554-1626) et sou

BCYSMANS. — PAYS A G lî .

ÉCOLES FLAMANDE ET HOLLANDAISE. 207

frère Matheus, tous deux commençant leur carrière à Anvers et la finissant à Rome, on ne saurait omettre les noms de Govaerts d'Anvers, Adrien Stalbemt, Pierre Gysels, Boudewyns et son collaborateur Pierre Bout, Jean Wildens, Lucas Von Uden, Louis de Vadder, Jacques d'Arthois, Jan Siberechls et surtout un des derniers venus, Cornelis Huysmans de Malines 1648-1727 qui fut un peintre dramatique, mouvementé, au coloris chaud, romantique deux cents ans avant nos propres romantiques, qui eurent avec lui plus d'une affinité.

Il \ cul les marinistes parmi lesquels Adam Willaerts et André Van Eertveldt; les peintres d'architecture et d'intérieurs d'églises tels que Peeter Neefs élève du > it-nx Hollandais Steenwick 1578-1656), et Guillaume Van Ehenberg ; les animaliers et les nature-mortistes, dont on ne peut guère citer, après Snyders, Adrian Van (Jtrecht et Fyt, que J.-B. Boel (1624-1688) el Pierre Boel 1620-1677 représentés au Musée d'Anvers, Paul de Vos et le trop minutieux Jan Van Es; enfin les fleuristes tels que Georges Hoefnagels, le jésuite Daniel Seghers, etJan Van Kessel; leurs fleurs sentent plus le vernis que le pollen.

Tous ces peintres et bien d'autres encore firent l rès consciencieusement de bons tableaux de consommation. .Mais nous ne pouvons guère nous intéresser à leurs efforts, car \oici les bonsouvriers et les rêveurs de la Hollande qui, bien plus que les Flamands du même temps, vont nous l'aire sentir nos propres pulsations dans leur peinture et nous passionner pour leurs intérieurs, leurs paysages, comme si nous y avions vécu et si nous nous \ étions égarés, leurs femmes, leurs mères et leurs amis, comme s'ils avaient été les noires'.

(1) Ou remarquera que ce chapitre et que le précédenl ne vonl pas plus loin que l'entrée du xviii'' siècle au plus; on verra aussi que pour la partie suivante, nous procédons de même avec l'arl hollandais. C'esl que la peinture dans ces pays, ainsi que nous l'avons expliqué plu- haut, >i elle ne s'arrêta pas au xvnr siècle, lui du moins on pleine décadence, et que par conséquent il n'y a aucun intérêt artistique à l'étudier au même titre cl de la même façon qu'aux grandes époques. Quant au

xi\' siècle, il osi impossible do juger d'une façon aussi précise son évoluti d'autant plus qu'elle

n'est point encore close, et que des hommes qui ont joué un rôle important sont encore vivants.

Toutefois, il faut résumer on quelques lignes et à l'aide do quelques noms la période sur le seuil de laquelle nous nous sommes arrêtés.

Au xvme siècle la Flandre était épuisée, commercialement et artistiquement. On no trouve guère à citer comme peintres offrant quelque intérêt, que Pierre Verhaegen (1728-1 8 H , Balthazar Van den Bosche 1681-1715), puis il,, nombreux peintres do batailles presque tous imitateurs de Wouwerman et enlin parmi les paysagistes le I rès sec el insipide Balthazar i Immeganck.

Le xiv siècle \il deux mouve nts semblables à ceux que nous avons constaté chez nous : une

réaction classique analogue a celle que Dav id commanda, el une pseudo-bataille do classiques el de romantiques. Guillaume Herreyns d'Anvers 1743-1827 essaya de lutter contre le mouve ni classique en cherchant a conserver les traditions nationales. Navez fut le plu- célèbre élève de David, lorsque celui-ci se lui réfugié a Bruxelles.

Le mouvement romantique oui pour principaux représentants Louis Gallait, De Biefve, Madon, Leys, oto, oi parmi les excentriques Antoine Wicrz.

Lu somme, parmi les peintres vraimenl originaux >\>' Belgique au \i\ siècle en ne comptant pas

bien entendu ceux qui sont en o sur la brèche il n'j a guèreàmentionnerque les paysagistes Van Moer,

de Knj 11'. Boulenger; le- peintres do i urs, F. de Braekeler, (do de Groux, Joseph Stevens, etc., etc.,

Ge résumé est un pou exclusif, mai- pour tous les autres le classemenl est encore si incertain!

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