A. VAN OSTADE. - MUSICIENS AMBULANTS
faut se préoccuper aussi de tous ceux qui pourront le voir: c'est le principal
souci du modèle, et la fortune du peintre dépend le plus souvent de sa docilité et de son adresse à le satisfaire. Je serais bien fâché si ces déductions morales ne vous semblaient pas cent fois préférables au plus probant, au plus démolisseur
A. VAN (ISTAIIK.
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de tous les documents. Ce document même me serait exhibé once moment que je n'y croirais pas davantage, car je sais que les documents peuvent tenir divers langages selon la façon dont on les interprète, tandis qu'un sentiment vrai ne
ÉCOLES FLAMANDE ET HOLLANDAISE
parle jamais que d'une seule façon. Mais je le regretterais surtout pour ceux ([inséraient incapables de percevoir dans une œuvre d'art une force de sentiment
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aussi é\ idente, aussi palpable que celle qui ne cessera de se dégager du présenl tableau. El je dis que celle peinture, chef-d'œuvre des chefs-d'œuvre, entre
toutes les plus belles Je la vie intime en Hollande, a été faite pour celui qui l'a faite.
Maintenant, quel est, à votre avis, ce peintre? Je vois bien, dans tel catalogue à demi-officiel, que « l'attribution à Van Ostade parait justement contestée ». Sans songer à nier les autres services que peut rendre ce catalogue, ici il en rend au public un fort mauvais. Car enfin, il faudrait dire en même temps une des raisons pour lesquelles on le désattribue et surtout au profit de qui, sinon l'on égare inutilement les gens et on les détourne d'un très beau culte.
C'est un cadeau assez, rude à soutenir que celui d'un pareil tableau, et il v a peu de peintres de taille à le recevoir sans que le reste de leur œuvre en