T1EPOLO. — LE REPAS D ANTOINE ET DE CLEOPATRK
Au xvme siècle Técule napolitaine ne présente plus guère que l»1 maniéré Solimena.
.Mais que dire de ce xviii" siècle italien en général ? Il présente des côtés attrayants et charmants: il est mouvementé, romanesque, galant, pimpant, il fait la
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fête parmi les ruines et oublie, dans sa décadence, Le plus gaiemenl du monde la grandeur de son passé. Nous aurions un plaisir de curieux à l'étudier séparément dans son esprit et dans ses vices. .Mais ne serait-ce pas un peu une douleur de
cherchera louer avec autant de développement les masques, lorsque nous sommes encore pleins du souvenir des héros ? Pourrions-nous, sans transition, décrire avec la même admiration les deux parties dv la vie d'une parente chère, qui
aurait commencé comme unesainte admirable, et finirait en r;n issante courtisane?
T1EPOLO. — MARTYRE DE SAINT JLA.N NÉPOMUCGBE.
N'avons-nous pas encore présents à l'esprit, les grands noms de Cimabue, de
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Giotto,d'Orcagna,de FraAngelico,d'Uccello,de Piero délia Francesca,deMasaccio,
I1EPOLO. — LE U. SA1N1 s 1 II n N STOE.
deBotlicclli,de Gozzoli, de Signorelli, de Verrocchio, du Pérugin, de Mantegna,
de Carpaccio, des Béllini, de Léonard, de Michel-Ange, de Râph'aèl, de Titien, du Corrège, de Tintoret, du Véronèse, et pouvons-nous auprès de ces maîtres, de ces colosses de ces saints, étudier aussi longuement, dans le même tableau, de faciles et chiffonnés décorateurs, des paysagistes excellents, des peintres de genre forl savoureux ? 11 suffit de poser la question, ou tout moins d'avouer qu'il aurait fallu alors un deuxième volume pour étudier la décadence après la véritable grandeur et tenir le même compte de la célébrité que de la beauté.
C'est à Venise, encore une fois, que se réfugia le dernier rayon d'art et de soleil, et du moins si la peinture italienne ne finit pas grandement, grâce à Venise elle finit plus gaiement qu'aucune autre école, dans un très réjouissant