PLAFOND DES CATACOMBES DE ROME
séduisant, habile, et bientôt débile, ce n'est pas non plus l'art chrétien des catacombes qui n'est qu'un balbutiement touchant autant qu'ignorant et sur lequel nous ne saurions même un instant nous arrêter. C'est l'art byzantin.
C'est dans l'Orient que l'Italie trouva sa régénération artistique, et il en subsiste d'admirables preuves. On peut, à partir des mosaïques de Ravenne entre autres, suivre désormais pas à pas l'acheminement de la peinture italienne jusqu'à Michel-Ange et Léonard eux-mêmes.
D'ailleurs ce moyen d'art lui-même, si majestueux et si durable, renaissait sur une terre qui lui avait été de tout temps favorable. Les mosaïques de Pompéi sont là encore pour l'attester, aussi variées, plus éclatantes que les peintures, quelques-unes d'une largeur d'exécution imposante, quelques-unes au contraire d'une finesse exquise el qui tient du miracle,
ÉCOLE ITALIENNE,
Mais sila mosaïque, en tant que métier, avait été conservée à travers les temps en Italie même, quant au style elle s'était renouvelée -nus L'influence de l'Orient. Parmi les plus beaux monuments encore inspirés de l'art antique, il faut citer les décorations de Sainte-Constance, et de Sainte-Pudentienne à Rome iv'siècle . de Sainte-Marie-Majeure, de Saint-Paul-hors-les-Murs, détruites en 1823; de Saint-Ambroise à Milan (v° siècle); à Ravenne la coupole du mausolée de Galla Placida, en l'église des Saints Nazaro et Celso fv" siècle également), etc. Dans ces mosaïques et dans telles autres que l'on pourrait citer encore se retrouve très nettement marquée, quant aux sujets et au style, l'influence antique persistante.
Mais au vi" siècle commence à se révéler le style byzantin, et même il donne