‹ Histoire populaire de la peintureChapitre 57 sur 119 · MICHEL- ANGE. — UN DES GÉNIES DE I. \ YOCTE · texte numérisé non relu

MICHEL- ANGE. — UN DES GÉNIES DE I. \ YOCTE

déployée, ce serait déjà un sujet d'étonnement pour les hommes, et les critiques même les plus judicieuses expirent déjà, lorsqu'on visite la Sixtine, au pied

ÉCOLE ITALIENNE

d'un' tel entassement de gigantesqueries. Mais il \ a bien autre chose, et des choses vraiment sublimes. Toutefois la (|in'»ii(>n est de savoir s'il faul chercher

ce sublime dans les scènes plus ou moins dramatiques de la Genèse, ou simplement dans la forme, dans les purs morceaux qui viennent jouer dans r<i-n\ re un rôle de lien et de décoration : en un mot, -i la plus grande beauté esl

dans les groupes, ou si elle est dans les statues. Pour nous, la réponse n'est pas douteuse: le vrai sentiment humain, comme le vrai sentiment plastique comme enfin le vrai sentiment religieux, surnaturel, est plus intenseet plus élevé dans les ligures isolées que dans les plus beaux des tableaux. L'éloquence de ces tableaux est sans doute faite de force et de majesté, mais aussi d'emphase; c'est un langage superbe mais forcé; au lieu d'être une conception de divinité, c'est une exagération d'humanité. Au contraire, les figures de Génies assis

Page 1