RIST APTABAIT A LA MADELEINE
d'Éléonore de Tolède, du petit, graset bestial garçonnel Don Garcia de Médias \ au palais Pitti Cosme F" de Médicis, etc. Il j en aurait très long à dire sur ce peintre : nous en avons dit à la fois trop pour notre cadre, pas assez pour sa valeur.
Parmi les autres peintres se rattachanl à Michel-Ange et au « michelange Usine ». nous ne trouverons pas grand'chose à dire de Marcello Venusti ', liTJ de Salviati (1510-1563), de Vasari 1512-1574 le célèbre historiographe, peintre et architecte, producteur extrêmement abondant mais n'atteignanl jamais le
moindre caractère (I); ni même de Daniele Ricciarelli, dit Danîele da Volterra (1509-1566), assez célèbre riiez nous à cause de ce tableauà deux faces que nous possédons, David vainqueur de Goliath, peint sur ardoise. Remuant et intrigant, dit-on, Daniele da Volterra n'est plus pour nous qu'un peintre affecté, qu'un artiste du goût le plus tourmenté et le plus vide, qui a vraiment donné le chefd'œuvre de l'affectation et de la boursouflure dans sa célèbre Desrente de croix de l'église de la Trinilé-des-Monts, à Rome, et qu'un peintre complaisant qui s'est chargé de mettre des culottes à ces figures du Jugement dernier dont il avait si médiocrement toute sa vie singé le mouvement et l'emphase. Enfin nous
HRONZI.NO. — DON GARCIA DK M É D 1 C I S .
citerons dans la suite de Michel-Ange, mais suite bien dégénérée, le Rosso I 't96- 1541) et les Zuccheri. Il faut pourtant faire une notable différence entre ces peintres. Le Rosso, qui de Florence passa à Rome, puis en France, où il fut des plu" importants parmi les décorateurs de Fontainebleau, est un peintre tourmenté sans doute, prenant souvenl l'exagération pour l'éloquence, mais qui parfois rencontre une véritable, une saisissante originalité, comme dan- celle Pie ta du Louvre, qui esl d'une exécution vraiment remarquable, a travers cette exubérance de gestes et ce parti pris de couleur blême et rousse, aux stridences
l Pourtanl les grandes batailles qui formenl la décoration de la grande salle du Conseil, au Palazzo \ ecchio de Florence, causenl de la surprise, sinon \>:\i le nerl de l'exécution el la fermeté du dessin, du moins par une vraie entente de la décoration, par une espèce d'abondance el de verve dans l arrangement, par le mouvemenl de toul l'ensemble. D'ailleurs quels maîtres seraienl encore certains décadents italiens, auprès de certains maîtres d'aujourd'hui .'
ÉCOLE ITALIENNE
étouffées. Quant aux Zuccheri, Taddi t Federigo son frère 1529-1566 et 1543-
1009;, ce furent des pondeurs d'oeuvres, et le second lit du michelangelisme un article d'exportation.
Si les pseudo-continuateurs de Michel-Ange n'offrent guère de tempéraments