LE CORRÈGE. — MARIAGE DE SAINTE CATHERINE
l'avons constaté déjà plus d'une lois dans nos précédents volumes sous diverses formes : le véritable maître d'un artiste comme d'ailleurs d'un écrivain} est celui qu'il peu! n'avoir jamais vu, mais qui a produit sur lui la plus grande impression (se rappeler ce que nous avons dit du Greco en tant qu'élève de Titien, etc., etc.).
Seulement, l'influence dans ce cas s'exerce conformément à la nature de l'influencé et subit parfois des transformations caractéristiques. D'où le Corrège aurait-il pris le gj>ûl des raccourcis audacieux, des jeux de perspective recherchés et pour ainsi dire bravés dans leurs plus grandes exagérations, sinon de Mantegna? Mais il aies! assimile ce savoir ël ce goûl avec sa nature simpliste, toujours un peu p&p&nne, et la perspective du Corrège, pour procéder de celle de Mantegna, se. contente de bonnes grosses accentuations tout en fuyanl les subtilités.
De même l'influence, de Léonard, celle-là beaucoup plus prononcée encore