‹ Histoire populaire de la peintureChapitre 95 sur 119 · LORENZO LOTTO. — LA MISE AU TOMBEAU · texte numérisé non relu

LORENZO LOTTO. — LA MISE AU TOMBEAU

fais îles peintures avec toutes les considérations qui sont propres à mon esprîl et selon qu'il les entend. »

Toute la punition infligée au peintre fui d'avoir à effacer ou à corriger quelques-unes de ces figures tant soit peu frivoles et hors de propos dans un sujel que les artistes avaient toujours considéré comme le pins grave. Aussi l'événement ne tira-t-il pas à grande conséquence dans la v ie et l'œm re proprement dites de Véronèse. Mais cet interrogatoire esl si complet, si précis, chacun des interlocuteurs \ donne des indications si justes, qu'il ne nous reste pas grand'chose à dire sur toute la production du grand et richissime fantaisiste. L'inquisiteur est vraiment tel qu'on le peut souhaiter dans une \ill" où tout le monde aime l'art et en parle avec le goùl le plus fin et le plus exercé. Admire/. en effet, ce coup droit et qui est beaucoup plus d'un juge critique que d'un juge

El H K ITALIENNE.

ecclésiastique : « Lst-ce que vous autres peintres n'avez que le caprice pour guide, et ne devez-vous tenir aucun compte du sujel et de ce <| n i 1 esl convenable d'y mettre? » N'est-ce pas là, sans nous ériger en juges d'orthodoxie, la question que non- nous posons à chaque instant devant les tableaux de V'éronèse? Les Pèlerins (TEmmaiïs, le Repas chez Léry, les Noces de Cuna elles-mêmes, comportent bien, si l'on veut, une pari de romanesque, de capricieux, de fantaisiste,

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