‹ Histoire populaire de la peintureChapitre 96 sur 119 · LA F KM ME A DUL1 ! 1: I · texte numérisé non relu

LA F KM ME A DUL1 ! 1: I

encore qu'il \ en ail là extrêmement pleine mesure, et que Charles Quint, Titien, le Veronèse, le Bassan, le marquis d'Avalos viennenl jouer un rôle inattendu. onlin qu'on songe beaucoup plutôl au côté Noces qu'au côté Mirach de l'affaire. Mais la Cène! .Mai-- ce drame, où les Florentins les plus avides de portraiturer leurs compatriotes, — Ghirlandajo, par exemple - n'avaient jamais osé intro duire d'indiscrets; ce thème à émotion pure, à expression par excellence el en dehors de tout pittoresque, où depuis Fra Angelico jusqu'à Léonard tout maître avait épuisé ses forces el écarté toutes les suggestions de l'imagination pour chercher à n'écouter que celles du cœur; n'était-ce pas un peu bien hardi el

futile d'y mêler des ornements sans « rapport direct avec le sujet, sans discrétion aucune et sans raison »? L'inquisiteur qui posait cette question si nette et si forte, mais sans indignation et sans foudres, devait pourtant, on se l'imagine, avoir pris tout le premier un plaisir de dilettante à examiner toutes ces frivolités si admirablement peintes, exécutées d'une main si brillante et si légère. Ce plaisir qu'il n'avoue pas, on le devine assez au ton même de l'interrogatoire, bien que plus loin il se poursuive d'une façon assez cinglante, et que le mot de « niaiseries » y soit prononcé.

Quant au Véronèse, il s'exprime à son tour comme il le devait faire, — et

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