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SAINTE JUSTINE

dans le redoutable voisinage de tant de beaux Titien, et aussi de Velazquez qui, après lui. inventa encore une forme plus légère et plus subtile de l'aisance, mais non de la richesse et de l'imagination picturale, car cela était impossible ; personne ne l'a pu et vraisemblablement ne le pourra.

L'œuvre du Veronèse était le dernier et le plus éclatant épanouissement de la peinture vénitienne. Quel chemin (die avait parcouru depuis les Vivarini et

ÉCOLE ITALIENNE

les Bellini jusqu'à lui ! Après lui ce ne fui plus que redites et affaiblissement, el rien ne paraîl plus pâture que cette richesse forcée. Aussi serons-nous brefs non seulement sur les derniers vénitiens, mais encore sur ceux même qui, contemporains de Titien et de Paolo, ont laissé un beau nom el une œuvre appréciable. Ils nous apprendraient si peu de chose! Les uns apportent à Venise quelque accent de leur province, les autres emportent dans leur province le souvenir el la marque ineffaçable de Venise, mais presque tous sont éclipsés par Titien,

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