A INTRODUCTION
la querelle des classiciues el des roniantiniies. Delacroix esl un artiste admirable ; Ingres est un des plus grands aussi de tous les temps. Si nous avons le malheur ou la naïveté d'épouser rétrospectivement les discussions de leurs disciples, c'est-à-dire de ne pas vouloir voir par nos propres yeux, nous tomberons dans les plus grosses erreurs. Donc, point d(> théorie, point d'écoles; ce sont des mots et des choses qui ont fait leur temps. Acceptons-les comme vme explication de ce qui s'est passé, jamais comme une mention élogieuse ou accusatrice.
11 reste un mot à dire sur la division adoptée pour l'ensemble de l'ouvrage : l'éditeur a pensé qu'en le renfermant en quatre volumes on mettrait à la disposition du public une histoire d'un maniement pratique et d'une division claire. Après l'école française un volume sera consacré aux écoles flamande et hollandaise; un troisième aux écoles espagnole, anglaise et allemande ; le (juatrième à l'Italie. C'est une division un peu arbitraire au point de vue historique, car l'école espagnole (|ui devrait suivre, dans le même volume, l'école italienne dont elle dérive, n'a aucun rapport, par exemple, avec les écoles anglaise et allemande ni celles-ci entre elles. Mais il résulterait un tel défaut d'é(iuilibre dans nos volumes, que trop de logique amènerait une incommodité.
Quant à l'école française il est parfaitement juste, encore une fois, de commencer par elle, car on veri'a que, par sa diversité el sa richesse, elle n'a rien à envier aux plus glorieuses.
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