I . HISTOIRE DE POLOGNE
I Uiaii grand jour dans les trois dernières élections des rois. La ' Kuasie, la Prusse et rAutridie dirigèrent à leur gré le mouve- Mt électoral. La Pologne succombait sous la pression de ses
, eunemis extérieurs : ce n'était plus sa décadence ou la décroissance de sa i^^randeur, c'était la morl qui la mcnavail pendant M le dix-huitième siècle !
Pendant cette périndt* iiv cent ans, l'Enrope accusa la Pologne I esprit cranarchie et de rébellion ; cette accusation sert aux uns 'ie prétexte pour abandonner cet inl'ortuné pays,* et aux autiMs de justification pour consouiGoer des partages ini(iues. Avec le ! témoignage de Thisloire nous disons que pendant ce laps de fempsii n'y avait plus d'anarchie, il y avait lutte, lutte sainte el liifliUme, quand les Polonais, menacés, vexés, divisés, opprimés, . déleiidaieat la foi de leurs pères; lutte légitime, glorieuse, ' quand les Pobnai» défendaient leur indépendance, leur existence nationnale, le droit sacré, imprescriptible, inaliénable, d'être une nation!
Par justice! n'appelez |)as anarchie ceslnttes siipi i ines d'un patrintimp i^ënëral aux j^rises avec la corruption ot les trahisons fies cabinets de Pétersbouri:, de Berlin, de \ ic^rnie el de leurs partisans. Par suite il y avait division dans les partis, c'est vrai, mais pour rhonneur étemel de la Pologne et dans l'intérêt de Boi avenir, nous devons proclamer une vérité que personne ne , powra contester, c'est que le parti national a toujours été le ! plus nombreux, ai non le plus infiumt.
I Le parti national devait naturellement s'appuyer sur les puis» I sances qui lui promettaient aide et protection sincère, et qui elles-Daêmes de\ aient forcément lutter contre une des puissances [e« plus voisines de la Pologne. Donc, durant le dix-huitième siècle, la Suède. laTurcpiie et la France, (juoique dans des coniitions ditiéreute^, étaient })Our nous des États amis. !Mais la l'osition géographique de la Poloirne rendait plus ddlicile la prolection des peuples amis, et rendait facile l'euvalûsâemeQt des ennemis iminédiats*
Malgré ces causes fataAes et malgré la disproportion immense des envalnsseurs et oppresseurs, la Pologne aurait trioiiq[»hé de tous les obtacleS) car son courage n'a jamais mesuré ni le temps^ ni Tenace, ni le nombre, si le parti nationnal eût put maîtriser les intrigues occultes du dehors; mais ces rois imposés par les ennemis du pays attiraient à eux les faibles par des promesses mensunirères, et les ambitieux [)ar de vains honneitrs. Pour é€iau:er cm ques^tioïki, nous avoiii» i>i^uaie deux pai U:»;.
niSTOlAB DB POLOGNE
mais comme ëlcment de discorde, chaque pays u'a-MI pa^ les nuances, les ramificalions des partis t £q Europe il y avait aussi deux partis : Tun qui voulait rexistence de la Pologne, l'autre ([ui voulait son anéantissement. De là cette divergence dans la façon dont les Polonais et TEurope envisagent la question nationale. Vk* là vient l'existence du parti national et d\i parti autimtional,