GUÉ
N final
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OU
y simple
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ImportaDce de la race slave. Les deux éléments polonais et rasse. Lear développemeDi dans les lottes contre tes Tftrtares et contre \eé Turcs. Aspec: ^graphique du territoire sIsto. Les deux rites chrétiens» occidental et oriental.
L'on des caractères de notre époque^ c'est le sentiment mutuel qui pousse les peuples à se rapprocher. Il est reconnu que Paris est le foyer^ le ressort, l'instrument de cette tendance : par Tintermédiaire de cette grande cité^ les peuples de TEaippe parvien* nent à se connaître les uns les autres, quelquefois à se connaître eux-mêmes. 11 esl glorieux pour la France de posséder jme telle puissance d'attraction^ c'est une preuve du progrès où eUe est parvenue; car cette attraction est toujours en raison directe de la force du mouvement intérieur, de la masse de chaleur spirituelle et d« lumière qui la produit. La supériorité de la France, comme fille aioée de l'Eglise, comme dépositaire de toutes les inspirations dé la science et de l'art, est à la fois si évidente et d'im si noble caractère, que les autres peuples ne se sont pas sentis humiliés de reconnaître sa prééminence sous ce rapport. Le désir de se rapprocher du reste de l'Europe, de s'unir avec
les nations de TOecident, n^est nulle part aussi vif, aussi général que
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chez les peuples «laves. Cependant ils sont encore aujonrdliai presque inconnus de TOcddent. L^esprH enropéen semble les tenir an seuil et les écarter de la communion chrétienne : et pourtant soixante-dix millions d'hommes parlent des langues ou des dialectes slaves.
Le poète bohème Kollar a dit : t Tous les peuples ont prononcé c leur dernier mot; maintenant^ Slaves, c'est à notre tour à parc 1er ! » Il me semble que les Slaves ont déjà parlé plus d'une fois; ils ont parlé à leur manière, & coups de lance, à coups de canon ; il serait raisonnable de chercher à pénétrer le sens de telles paroles. Ces peuples entrent déjà comme une force dans les calctils de la politique : pour combattre cette force ou peur la diriger, la prudence ordonnerait d'étudier son point de départ, 4^ mesurer le chemin qu'elle a parcouru, d'apprécier sa tension, de deviner son but. Cela importe d'autant plus que ces peuples se croient appelés à prendre une part active aux mouvements de TEurope, et que leur foi en cette destinée se révèle plus vive de jour en jour. Les Slaves ont pesé et ils pèsent encore sur l'Occident De leurs contrées sont sorties ces foules qui ont détruit Rome, Rome qui ne voulait pas songer aux Barbares, tandis que ces Barbares s'occupaient avidement de tout ce qui se passait à Rome. Ne fusons pas comme la Ville Etemelle, ne dédaignons pas les Barbares.
L*histoire moderne des Slaves est étroitement liée à celle des nations de l'Occident. Dans des temps peu éloignés, on a vu une armée slave (l'&nnée russe) sur les champs de bataille, dans les capitales de l'Europe. Cette armée, partout où elle mettait le pied, était ■Are de rencontrer une autre armée slave (les légions polonaises) qui, sortant de dessous terre comme une ombre vengeresse, se dressait devant elle en Italie, la suivait du Niémen à Moskoo, puis revenait lui barrer le passage à la Bérésina et sous les murs de Paris. Et après la chute du héros du siècle, quand la terre fut retombée dans le calme, on la vit, en pleine paix européenne,
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surgir de nouveau tool à coup, frapper Tarmée nuse dans ses cantonnements, engager avec elle nne Intte terrible, remplir le mende de bmit, ébranler les peuples de sa race ; et les autres, amis ou ennemis, Um enflammer d'une brûlante inimitié ou d'une sympathie plus brûlante encore; disparaître, enfin, en laissant derrière elle un long retentissement de doaleur et de ^ire. nrtout l'aigle de Russie s'est rencontrée avec Taigle de Pologne; toujours derrière le hurra russe s'est fait entendre le cri de guerre des Polonais. Si nous tournons nos regards vers le passé, qu'en» tendons-nous encore ? sinon l'écho répété de cette lutte où les deux armées combattent songent pour une cause en apparence étrangère, où elles ne portent point leurs propres couleurs, où elles se réconnaissent seulement, a dit un poète, à la Tigueur des coups; de cette lutte (ju'un Russe, le prince Wiaiemski, a appelée c one Thébalde sans fin. s
Quelle est la cause de cet antagonisme? Quelle en sera l'issue? Il fout en connaître l'origine et le vrai mobile; et l'on ne saurait y parvenir qu'en se rendant compte de l'influence sous laquelle s'est développé l'esprit de ces deux peuples de même race. Longtemps ils ont eu à lutter contre les Barbares et les Infidèles qui menaçaient Tfiorope. C'est pendant cette lutte acharnée que s'est élaboré le génie national des peuples du Nord : elle leur a imprimé un caractère particulier.
Pour avoir toujours présent à l'imagination le vaste champ de ces guerres, fixons les monts Carpathes, ces monts au sommet desquels, suivant l'expression du poète, est assis l'oiseau slavOf qui» d'une aile, bat la mer Noire, et, de l'antre, la Baltique.
c n est assis sur les montagnes ; et lorsqu'il étend ses ailes, deux grandes mers bouillonnent. •
D'un côté de la chaîne des Carpatbes, sur des plaines immenses, se développent les Russes et les Polonais ; de l'autre côté, nous Toyons les Serbes et les lUyriens, s'étendent vers l'Adriatique;
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lés Bohèmes^ s'avançant yen le cœaf de rAllemagne^ comme les prémfôres sentinelles slaves vers FOéciâent.
Saivez ce territoire qni se prolonge depuis les montagnes de la Grèce Jusqu'à la Baltique. C'est dans ce bassin, dans cette mer slave, que tout le torrent des peuples nomades tombait et s^accanmlait lentement atant de déboucfter ters l'Occident.
Qu'e8t*ce qui les y poussait? Qu'est-ce qni a^ plus tard^ arrêté leur marche? Qu'est-ce qui a fait monter et descendre cette marée de la barbarie? Tout cela est peu compris encore. On répète qae les hordes barbares n'ont dû leur triomphe qu'à la lâcheté des peuples; mais c'est un préjugé historique qui ne soutient pas l'examen, fin vérité^ les invasions mongoles étaient pour l'Occident un danger bien autrement grand que ne l'avaient été les incursions des tribus des Goths. Les guerriers germains ressemblaient aux troupes régulières : ils vivaient aux dépens des cultivateurs, mais ne les détruisaient pas^ tandis que la race mongole, tartare ou onralienne, qui n'a rien de commun avec la race indogermanique, et dont l'Europe eut immensément à soufCrir, faisait disparaître, anéantissait les empires sur lesquels elle tombait.
Au-delà du territoire slave commence l'Asie. Le cours de la Dzwina et du Don trace la limite qui sépare le territoire slave du continent ouralien. Celui-ci est habité par une race qu'il importe de connaître, car elle a plus d'une fois bouleversé le monde : race nombreuse qu'il ne faut pas confondre avec la race slave, et qui comprend les Finnois, les Mongolo-Tartares et les Chinois, Les steppes de l'Asie, qui jusqu^à présent portent encore le nom de Tartane, forment, par leur vaste étendue, comme une partie du monde. La population n'en est que de qaatre à six millions d'habitants, tous soldats. C*est de cette région que, selon la snpposition des savants, est venu le mythe du centaure, figure d'homme • à peine dégagée de la nature animale. Le Tartare est encore cet homme brut, ce centaure; il est mal formé; ses jambes soQt
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débiles et n*ont de force qae pour étreindre le cheval sur lequel il passe sa vie, et dont il tait pour ainsi dire partie. Sa tête^ disgradeanmeiit ronde, ne semble faite que pour maintenir Téquilibre de son corps, machine destinée à courir à cheval. .Sou regard respire le matérialisme, et le feu qui l'anime est semblable k celai d'un charbon déjà prêt à s'éteindre. Le Tartare est très-intettlgent, mais dépourvu de tout sentiment, de tonte idée religieuse ; on ne trouvait chez lui aucun vestige de mythologie, aucune trace d'une religion primitive. Les anciens auteurs qui parlent des Mongols prétendent qu'ils vénéraient Vépée, symbole de la force brutale. Les Slaves, dans leurs chansons populaires, disent que les Tartares honorent chaque jour une divinité différente : remarquable mythe, dont le sens est que les Tartares n'ont de enlte que pocCf le fait matériel, le succès du jour.
Ces peuples représentent l'idéal de l'obéissance passive; ils reconnaissent naturellement des supérieurs ; cette maxime que- là où il y a defix soldats, il y a un supérieur et un inférieur, leur a été instinctivement révélée. Leurs chefs réunissent toutes les qualités et tons les défauts de leur race. Ils naissant philosophes ; ils ne se servent de la religion que suivant les besoins de leur politique ; Us n'ont jamais été fanatiques î Chacun d'eux est né général et possède l'art de la stratégie au plus haut degré. On connaît les exploits d^Attila et de Gengis-Rhan, qui ne savaient ni lire ni écrire, qui même ignoraient l'histoire de leur race. Assis sous l'étoile pohûre, ils envoyaient des ordres à leurs armées, dont les unes saccageaient TAllemagne, tandis que les autres ravageaient la Chine. Les armées étaient dignes de tels chefs. Il est arrivé souvent que, restées sans guides, elles devinaient le plan général et exécutaient des mouvements sans en a^oir reçu l'ordre. Race sin* gulière qui parait être mue par l'infaillible instinct des bêtes féroces.
Les chefo otiraliens n'étaient pas barbares, selon le sens mo"*