‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 116 sur 289 · À A RU RE · texte numérisé non relu

À A RU RE

folles ambitions des gens instruits. Il faut aussi blâmer certains hommes qui sont devenus plus tard des citoyens distingués et loyaux; mais qui dans leur jeunesse, se laissèrent entrainer rar la brillante fascination de Papineau et furent victimes de sa ‘oi :—des hommes tels que sir George Etienne Cartier, l’hon. A. N. Morin, l'hon. D. B. Viger, sir L. H. Lafontaine, et autres qui suivirent leur chef jusqu’au bord de l’abime de la rebellion, puis reculèren: devant les conséquences de son programme.

Dans le Haut-Canada, durant cette période, l'insurrection avait été également futile et encore plus faible. Lorsque le soulèvement commença dans le Bas-Canada, les choses étaient prêtes, autant qu'elles pouvaient l'être, dans des circonstances aussi désespérées dans le Haut-Canada. Une série de deux cents assemblées avaient eu pour orateur Mackenzie qui, en un langage violent, effréné leur avait adressé la parole; on s'y était livré librement aux cxercices de tir et du maniement des armes, et, en novembre, 1,500 volontaires s'étaient enrélés parmi les insurgés et passaient pour être bien exercés. O1 prit alors des mesure pour faire marcher un détachement sur “oronto, afin d'y saisir le lieutenant-gouverneur et 4,000 fusils r.. étaient dans l'Hotel de Ville sous la protection d’une faible gare de volontaires, et de proclamer la république avec le docteur John Rolph--un politicien adroit et habile qui jusque là s'était tenu des deux côtés de la clôture-—comme président provisoire.

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