‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 130 sur 289 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

La Compagnie de la Baie d'Hudson et le Grand Ouest

ANS le domaine du romantisme il ne se rencontre pas de plus 1) riche sujet pour l'écrivain qui compose des tableaux avec des paroles, que l’on en trouve dans les annales de la plus vieille institution commerciale de l'Amérique Britannique du Nord--la compagnie de la Baie d'Hudson. Etablie en 1672, comme résultat d’une exploration faite au nord du lac Supérieur par Radisson et Des Groseilliers—deux Français d'un courage énergique—qui avaient découvert la ligne d’eau allant du lac Winnipeg à la grand mer intérieure entourée de glace, neänmoins remplie de promesses ; patentée par Charles II. et gouvernée tout d'abord par des hommes tels que le brave prince Rupert, le duc d’York, plus tard Jacques II. et ce politique astucieux, ce grand soldat, le duc de Marlborough ; possédant des droits et des privilèges des plus étendus, les plus entiers; couvrant un vasteterritoire mal défini; jouissant du contrôle exclusif du commerce, de la terre, des mines et minéraux, de l'avantage de faire des lois, en accord cependant avec celles de l'Angleterre, aussi de lever, armer pour sa protection les forces nécessaires ; cette compagnie, ainsi favorisée, ne pouvait que donner d'importants résultats.

En un sens, la Compagnie de la Baie d'Hudson imita son plus fameux prototype qui faisait le commerce des Grandes Indes. Elle mit en réserve, pour la couronne, le peuple anglais et la future confédération canadienne, de vastes régions qui autrement seraient tombées aux mains de la France durant le siècle de confit contre les

colonies marchant à l'indépendance, et elles y seraient peut-être restées

DATE do SMS REP LR EG ren eneerme

Page 1