‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 145 sur 289 · PAS EN DE ART TASSE · texte numérisé non relu

PAS EN DE ART TASSE

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Des opinions aussi modérées auraient dû concilier les partis dans le Canada et leur fournir une excellente base d'action. Bien qu’il n'eut servi que pendant un certain temps comme gouverneur dela Jamaïque et qu'il n'eut pas joué jusqu'alors un rôle important dans la politique ou l'administration en Angleterre, lord Elgin avait une réputation bien établie d'homme de talent et l’on savait qu’il avait plu à tout le monde à la Jamaïque—une tâche très difficile. De plus il venait de se marier 2n secondes noces à la fille de lord Durham, de cet homme dont la mémoire était restée chère aux cœurs de tous les libéraux de langue anglaise dans l'Amérique du Nord. Le nouveau gouverneur fut chaleureusement accueilli partout et, à Montréal, donna la note dominante de sa future administration en disant : ‘“ Je suis convaincu que pour moi le meilleur moyen de maintenir les prérogatives de la Couronne et de mettre le plus efficacement à exécution les instructions que Sa Majesté n'a fait l'honneur de me donner, sera de manifester tous les égards dus aux désirs et aux opinions du peuple et de rechercher l’aide et les conseils de ceux qui possèdent sa confiance.” Lord Elgin fit sur tout le monde une impression favorable. Jeune, énergique, affable de tempérament et de manières, digne dans son maintien, et en même temps accessible et d’un commerce agréable, il était de plus admirable comme orateur et conquit bientôt la réputation d'être le meilleur de ia province. De même que lord Dufferin, plus tard, on pouvait toujours compter sur lui pour dire en termes élégante et appropriés ce qu'il tallait dire en temps et lieu.

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