‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 154 sur 289 · D TT · texte numérisé non relu

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du gouvernement canadien de reconnaitre sa participation dans l'affaire lorsque surgirent des complications. Vingt ans plus tard, le London Times (15 avril 1875) déclarait que £30,000,000 avaient été dépensés pour le Grand-Tronc. Cinq-sixièmes de cette somme étaient des placements anglais, £10,000,000 seulement rapportaient des profits. Huit millions de louis sterlings étaient allés au chemin Great Western ; de ce montant £3,000,000 seulement portaient intérêt. Quant au Canada Southern, le Midland, le Prescott and Ottawa, depuis amalgamés au Grand-Tronc, et construits principalement avec du capital anglais, il n’en résulta que d'immenses pertes financières. De fait, tout cet épisode est des plus fâcheux. Le crédit du Canada en souffrit pendant des années, et les dépenses sans frein d'alors produisirent une corruption politique des plus préjudiciables. Néanmoins, les promoteurs de cette entreprise ne méritent pas de blâme. M. Hincks et ses associés ont fait de leur mieux pour développer le pays en créant les lignes de communication nécessaires, et dans ce sens leur politique eut son bon côté. Les entrepreneurs ne connaissaient pas les obstacles d’une telle construction dans une région nouvelle; les gérants du chemin payaient des frais et des salaires extravagants ; les influences politiques firent naître des chemins de fer en concurrence là où le besoin ne s’en faisait pas sentir ; les routes d’eau rivalisaient avec les nombreux chemins de fer; toutes ces conditions ne pouvaient pas être contrôlées par les politiciens qui auguraient un système de chemins de fer en Canada. REGLEMENT DE DEUX QUESTIONS VIVACES On venait de régler deux questions politiques de la plus grande nportance — les Réserves du Clergé, dans le Haut-Canada, et la tenure seigneuriale dans la province de Québec. Ce réglement n'eut pu avoir lieu sous la ministère Lafontaine-Baldwin. M. Lafontaine, quoique libéral en politique, et autrefois sympathique aux rebelles,

avait graduellement modéré ses idées ; il était à présent plus volontiers

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