‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 160 sur 289 · UBSTACLES QU'IL RENCONTRE · texte numérisé non relu

UBSTACLES QU'IL RENCONTRE

Ce n'était pas uns tâche facile Il ay avait pas trop d’ar:-ur entre la république américain: et la mnère-patrie, à cette époqur et c'étaient nos voisins qui ressentaient surtout comme un besoin C’hosuilité. Huit années auparavant, la question de l'Orégon avait presque abouti à une rupture ; le cri de guerre Æortyfour, Forty, or Fight—allusion à la latitude des frontières —s'était vu accueilli aver enthousiasme dans les Etats. L'affaire de San Juan commençait et devait soulever à son tour des sentiments Lelliqueux avant que d’être réglée.

Mais lord Elgin se rendit à Washington et emporta tout devant lui, Ce résultat était peut-être dû en un sens, à l'indifférence des Américains en ce qui concernait nos province, et d'autre part à la croyance que la réciprocité hâterait le jour inévitable de l'annexion, cependant on doit l'attribuer avarit tout à la personnalité de lord

ur que.

soin vait A2 ven t et

être

ant des à la ion,

lord

Elgin et à sa diplomatie. Il n’y a pas de doute qu'il toucha toutes les notes qui pouvaient rapprocher nos voisins des provinces britanniques, qu'elles appartinsent à la persuasion, à l'indifférence ou a l'ignorance. Pas de doute, non plus que en fait d’hospitalité, il n’épargna rien, multiplia les réceptions et cultiva l'amitié des sénateurs, pour s'assurer leur appui individuel. De fait il a été dit plus d'une fois à Washington et ailleurs que le fameux traité avait été passé au Sénat sur une mer de champagne. Quels que furent les moyens employés, l’habile gouverneur-général atteignit son but la mesure sortit victorieuse du Congrès, et acquit force de loi l'été de la même année. Ce succès diplomatique fut apparemment d’un grand secours pour les provinces. Le traité établissait le libre-échange des productions maritimes, agricoles, forestières et minières, et assurait ainsi de grands avantages aux cultivateurs, aux forestiers et aux mineurs canadiens. Il accordait aux Américains le libre accès des riches pêcheries de l'Atlantique et leur permettait l’usage des canaux et rivières navigables du LUanada. Malheureusement, on ne réussit pas à faire admettre les navires des provinces maritimes du Canada au service de cabotage le long des côtes des Etats-Unis. Bientôt aussi il se produisit des démélés au sujet des exemptions de droits que l’on pouvait réclamer pour les articles de fabrication des Etats-Unis en vertu des termes généraux (non pas des conditions spécifiques) de la convention. D'autre part, les Américains détournèrent bientôt une grande partie du trafic des provinces vers leurs propres voies de transports.

Pour bien se rendre compte des conditions locales et des changements qui vont survenir, il est important de connaître le progrès qui se fit dans les provinces canadiennes à la suite de la ratification de ce traité. En premier lieu, les années qui suivirent furent témoins d'une augmentation sensible des échanges entre les deux pays. En 1854, les importations des provinces britanniques à provenance des Etats- Unis s'élevaient à ÿ7,725,000, dont $1,790,000 avaient une origine

LME te.

Page 1