PERRET
la valeur de nos pêcheries. Heureusement il ne résigna pas, et il écrivit plus tard au Dr. Tupper que s'il eut quitté la commission l'affermage des pêcheries aurait été pour vingt-cinq ans, et l'huile de poisson aurait été exclue du libre-échange. Enfin, il était si mécontent qu’il espérait éviter de signer le traité et rejeter ainsi la résponsabilité sur ceux à qui elle appartenait. Mais les protestations furent si vives et les raisons si visibles, qu'il le signa. Sans sa signature, le sénat américain n'aurait probablement pas adopté le traité, et il est certain qu'il n'aurait pas été adopté à Ottawa. Une fois qu'il l’eut signé il en assuma toute la responsabilité ; il ne fit pas entendre une seule plainte durant les vingt années de vie publique qui suivirent, et il fut très injustement blâmé en Canada, pour la part qu'il avait prise à son acceptation.