‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 210 sur 289 · OU CH RSC ETS DT SOS ST · texte numérisé non relu

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Minnesota jusqu'à la frontière et se reliant avec la branche Pembina et Winnipeg de la route transcontinentale proposée. Avec ces hommes et quelques autres, y compris George Stephen, Duncan Mclntyre et Donald A. Smith, de Montréal, R. B. Angus, de la Banqu: de Montréal, J.S. Kennedy, de New-York, Morton, Rose & Compagnie, de Londres et James J. Hill, renommé dans les entreprises de chemin de fer aux Etats-Unis, le gouvernement commença les négociations sur un plan agrandi. Sir Charles Tupper, qui fut ministre des chemins de fer depuis 1879 jusqu'à 1884, s'occupa de la question avec son énergie et sa vigueur ordinaires et le 10 mai 1879, proposa une série de Résolutions à la Chambre des Communes, énonçant la politique du gouvernement et promettant 100,000,000 d’'acres de terres au Nord-Ouest à toute compagnie qui se ch? gerait de l’entreprise. Finalement, un contrat fuc passé avec le syndicat pour la construction de la ligne et pour le paiement par le gouvernement de $25,000,000 en argent et une concession de 25,000,000 d’acres de terres en lots alternatifs le long de la route. Le 13 décembre 1880, sir Charles Tupper proposa l'acceptation de l'arrangement par le parlement et combattit à la Chambre en faveur de la mesure au moyen de discours éloquents et convaincants.

Mais nous anticipons sur le récit. En 1873, après la chute du gouvernement, il avait semblé possible que le projet tombât avec lui. Il est certain que le nouveau gouvernement et le parti libéral ne semblaient pas très enthousiastes à ce sujet, qu'ils considéraient comme entraînant de vastes responsabilités. La foi en l'avenir leur manquait jusqu'à un certain point et c'est là ce que l’on peut dire de pis au sujet de leur attitude et de leur programme subséquent. C'était entreprendre un projet énorme pour un gouvernement qui ne pouvait compter que sur quelques provinces disséminées et pas riches et sur une population qui n’atteignait pas 5,000,000. De plus, le parti libéral n'avait jamais approuvé l'engagement pris envers la

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Colombie Britannique et naturellement il eut été très heureux d'être soulagé du fardeau de l'obligation maintenant évidente. Voyant cette situation à Ottawa, le lieutenant-gouverneur sir J. W. Tratch, de la Colombie Britannique s'était hâté, en 1873, de protester contre tout retard ultérieur,

Il s'ensuivit une correspondance volumineuse et en février 1874 le gouvernement Mackenzie décida d'envoyer un délégué special à l'extrémité éloiygnée du Dominion afin de constater l'état exact de l'opinion publique dans la province ; de voir s’il ne serait pas possible d'établir des conditions en vertu desquelles le chemin de fer pourrait être construit sans tenir compte des dix années fixées en vertu du pacte de la Confédération; bref, de sonder l'opinion publique de façon à effectuer un changement dans les conditions de l'Union. Il choisit M. (plus tard sir) J. D. Edgar pour cette mission et il le munit de plusieurs lettres et d'instructions élaborées. Le 9 mars, il arriva à Victoria et plus tard soumit des propositions comprenant le commencement immédiat et l'achèvement rapide par le gouvernement fédéral d'un chemin de fer local d'Esquimault à Nanaimo dans l’île de Vancouver ; la colonisation rapide de la route devant être suivie d’un chemin de fer sur la terre ferme ; la construction immédiate d'une route carrossable à travers les montagnes les plus infranchissables et d'une ligne télégraphique à travers le continent ; la dépense annuelle d’un minimum de $1,500,000 sur le chemin, dans les Montagnes Rochevses jusqu'à son achèvement.

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