DEBUTS DE LA CONSTRUCTION
Cette discussion ne porta aucun fruit, soit à sause du manque de diplomatie et de tact de la part de M. Edgar, comme le dit un historien de renom,* soit que le gouvernement provincial voulut avoir sa livre de chair en entier. En juin, les propositions furent retirées, le délégué fut rappelé et M. George A. Walkem, premier-ministre de la Colombie
* Le docteur George Stewart, ‘ Canada under the administration of the Earl of Dufferin.”
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Britannique alla en Angleterre pour soumettre sa cause au Secrétaire Colonial et aux autorités impériales Il s'en suivit une dispute triangulaire, en partie très acrimonieuse, jusqu'à ce que, enfin, toutes les parties consentirent à accepter le comte de Carnarvon comme arbitre de l'affaire. 11 proposa des conditions de réglement qui furent soumises à lord Dufferin dans une dépêche datée du 17 novembre 1874 et qui peut se résumer comme suit :
1. La construction rapide du chemin de fer Nanaimo-Esquimault.
2. L'accélération des arpentoges sur la terre ferme et le choix définitif d'une route à travers les montagnes, avec le plus de diligence possible,
3 La construction immédiate d’une route carrossable et de lignes télégraphiques.
4. Une dépense minimum de #2,000,000 par année sur les travaux de chemin de fer, dans la province, dès que les études de ligne seraient terminées.
5. L'achèvement du chemin de fer et sa livraison au trafic, de la côte du Pacifique à l'extrémité occidentale du lac Supérieur le 31 décembre 1890.
Quelques-uns des détails dans ce compromis n'étaient pas très acceptables pour le gouvernement fédéral, mais il adopta le réglement, tel que suggéré, et le 18 décembre, un arrêté du Conseil exprimait son adhésion à la sentence arbitrale, Puis commença le mode de construction par tronçons dont on a parlé ci-dessus. Naturellement, l'opposition conservatrice s’efforça de tirer parti de la lenteur des opérations. Le 13 mars, le docteur Tupper proposa une longue Résolution exposant l'opinion généralement acceptée depuis, de la responsabilité du Canada en la matière et insistant pour que le gouvernement “employât tous les fonds disponibles du Dominion” pour l'achèvement du chemin. Cette Résolution fut rejetée par un vote de parti. L'année suivante le 28 mars, M. Amor de Cosmos, de la
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Colombie Britannique, proposa une longue Résolution de censure contre le gouvernement pour la lenteur avec laquelle il remplissait les engagements du Dominion envers sa province. Cette Résolution ne rallia que sept votes. Une motion de M. G. W. Ross, plus tard premierministre d'Ontario, declarant que les dépenses ne devaient pas dépasser “ ce que les ressources du pays pouvaient permettre sans augmenter le taux existant des impôts” fut adoptée et un amendement proposé au nom de l'opposition par M. J. Burr Plumb, et déclarant que le pays s'était engagé envers l’entreprise, que les études de ligne devaient être poussées énergiquement et que la construction du chemin devrait être effectuée avec rapidité, fut rejeté. Le 21 avril 1877, le docteur Tupper présenta une motion de censure contre le gouvernement au sujet de sa politique générale relative aux chemins de fer. Elle fut rejetée par un vote de parti.
Durant l'année suivante, le parti conservateur arriva au pouvoir et le 10 mai 1870, le nouveau ministre des chemins de fer et canaux, —sir Charles Tupper—proposa une longue Résolution exposant l’engagement pris par le Canada de construire la ligne du chemin de fer Pacifique Canadien ; son importance comme ‘ grande route impériale à travers le continent de l’Amerique entièrement sur le sol britannique ;” l'opportunité d'établir une route pour le commerce avec la Chine, le Japon et l'extrême Orient et établissant un plan élaboré pour la construction, sous les auspices du gouvernement, et principalement au moyen d'une concession de 100,000,000 acres de terres au Nord-Ouest. M. Mackenzie se hâta de proposer un amendement récapitulant la politique libérale et blâmant toute nouvelle augmentation des impôts. Naturellement, la motion primitive fut adoptée. Durant la session suivante de 1880, M. Edward Blake proposa une Résolution bearcoup plus sévère contre la politique du gouvernement relativement aux chemins de fer et demanda sans succès à la Chambre de déclarer que “les intérêts publics exigent que les travaux de
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