‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 212 sur 289 · NES · texte numérisé non relu

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construction du chemin de fer Pacifique dans la Colombie Britannique soient retardés.”

En même temps, cependant, le syndicat du chemin de fer Pacifique Canadien fut formé comme il aété dit et, après des négociations prolongées, des arrangements furent conclus avec le gouvernement, Conformément à cette convention, sir Charles Tupper propnsa à la Chambre, le 13 décembre 1880, qu'il était opportun de concéder 25,000,000 acres de terre et une subvention de #25,000,000 en argent pour la construction du chemin. Des débats prolongés s’ensuivirent, au cours desquels MM. Blake, Cartwright et Mills attaqutrent sir Charles avec un résultat qui fit honneur à l’énergique ministre des chemins de fer. Un grand nombre d’amendements furent proposés et rejetés-—un entre autres par sir Richard Cartwright déclarant que tout le contrat était sujet à objection et que ia considération était excessive. Ces amendements étaient presque innombrables et furent proposés entre autres, par MM. Laurier, Mills, Anglin, F, W. Borden, Paterson, Charlton, Rinfret, J. W. Ross, M. C. Cameron, P. B. Casgrain et George Casey. Tous furent rejetés sur un vote de parti. Les discussions avaient été excessivement aigues et parfois violentes.

En vertu des termes du contrat, tel que finalement adopté durant la session de 1881, le syndicat entreprit de former une compagnie et de construire le chemin jusqu'au Pacifique, dans un délai de dix ans er de l'exploiter ensuite moyennant la considération en terres et en argent citée plus haut. II devait naturellement avoir le droit de passage à travers les terres publiques et le terrain nécessaire pour les stations, docks, &c. Les rails d'acier, les fils télégraphiques et tous les autres articles employés devaient être admis francs de droits, et les sections de chemin de fer déjà construites—du lac Supérieur à Winnipeg, d'Emerson à Saint-Boniface, et de l’Anse

Burrard à la Traverse de Savona--devaient être livrés par Île

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gouvernement à la compagnie. Toutes les propriétés de la compagnie relatives au chemin et son capital-actions devaient être exempts d'impôts. Le gouvernement s’en gageait aussi à ce qu'aucune ligne au sud du chemin de fer n’obtint de charte ni de la part du Dominion, ni de la part d'aucune province créée par lui, excepté pour aller vers le sud. Cette dernière disposition devint plus tard fameuse sous le nom de “Clause du Monopole” et donna lieu à beaucoup de disputes acerbes.

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