‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 237 sur 289 · S A ES · texte numérisé non relu

S A ES

précédente ; aucun acte de sa carrière politique ne fait mieux ressortir le tact naturel et la finesse politique du vieux chef que les négociations entamées par lui avec les Etats-Unis : décembre 1890. Il ya peu de raison de supposer qu'il s'attendit réellement à réussir à une époque où l'opposition canadienne se déclarait prête à aller beaucoup plus loin dans les concessions commerciales qu'il ne voulait ou ne pouvait songer à le faire, et lorsqu'il était bien connu que les chefs des Etats-Unis étaient en faveur d'une union commerciale complète entre les deux pays, tout en étant opposées—comme ils l'avaient été depuis 1866—à toute modification ordinaire où renouvellement de l'ancien traité de réciprocité. Dans tous les cas, ce fut un mouvement politique très habile, qui suivit l'annonce de la dissolution du parlement, le 3 février 1801, que la publication d'une dépêche envoyée par le gouverneur-général au secrétaire colonial le 13 décembre préceclent, et qui définissait les termes de certaines négociations que ses ministres désiraient entamer avec le gouvernement américain. Il était proposé qu'une commission conjointe, semblable à celle de 1871, serait formée avec pouvoir de traiter les questions suivantes :

1. Renouvellement du traité de réciprocité de 1854-66 avec modifications nécessaires.

2. Reconsidération du traité des pêcheries de 1888, qui avait été rejeté par le sénat des Etats-Unis, en vue de la réciprocité du commerce du poisson et des privilèges de l'achat de la boette, du transbordement du poisson, etc,

3. Protection du maquereau et des autres pêcheries sur la côte de l'Atlantique et dans les eaux intérieures du pays.

4. Relaxation des lois côtières du littoral du Dominion et de la République et aussi de celles qui sont en vigueur dans les Grands Lacs. 5. Sauvetage mutuel des navires naufragés.

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