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COMMERCE, TARIES, RLC/PROCITE ILLIMITÉE 555
affiliations et traditions, aux institutions et aux idées britanniques, à son affection pour le trône, le drapeau de lempire et la liberté. Il terminait cette adresse, qui mérite une place distinguée pour son excellence littéraire, ainsi que pour sa signification historique, par un paragraphe rempli à la fois de pathos et de patriotisme :
“ Je suis né sujet britannique—je mourrai sujet britannique. De toutes mes forces, avec mon dernier souffle, je m'opposerai à la ‘trahison voilée” qui s'efforce par des moyens sordides et par des offres mercenaires de détourner le peuple de son allégeance. Durant ma longue carrière publique de près d'un demi siècle, j'ai été fidèle à mon pays et à ses intérêts les plus chers, et j'en appelle avec une égale confiance aux hommes qui se sont fiés à moi dans le passé et à la jeunesse, espoir de la patrie, entre les mains de laquelle reposent les destinées l'avenir, pour obtenir aide conjointe et active dans mon dernier effort en faveur de l'unité de l'empire et la conservation de notre liberté commerciale et politique.”
Ce manifeste produisit un effet instantané sur la situation et la déclaration qu'il était né et qu'il voulait mourir sujet britannique résonna à travers le pays comme un appel aux armes. “Le vieux chef, le vieux drapeau et le vieux programme” devint le cri de guerre du parti et l'écho le répéta de l'Atlantique au Pacifique, des forêts de la Nouvelle-Ecosse aux prairies de l'ouest. M. Wilfrid Laurier, comme chef du parti libéral, bien que sir Richard Cartwright eut été le chef de l'agitation en faveur de la réciprocité depuis le début, répondit promptement au manifeste de sir John par une adresse au peuple du Canada qui fut publiée le 12 février. Dans cette pièce il dénonçait la dissolution prématurée du parlement comme ayant pour but de surprendre le peuple et de lui faire rendre un verdict hâtif et inconsidéré ; il déclarait que la loi électorale existante était une mesure grossièrement injuste et d’une insuffisance voulue ;
il dénonçait la Politique Nativcnale comme étant nuisible au cultivateur
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