‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 280 sur 289 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Relations Exterieures du Dominion

EPUIS la cession du Canada à l'Angleterre, l'histoire n'offre D) pas de parallèle quant aux relations des deux pays. L'acquisition de l'Amérique-Britannique fut plutôt le résultat graduel de la lutte gigantesque entre la France et l'Angleterre que le fait d'un plan conçu à l'avance par ce dernier pays. Elle ne fut pas conquise parce que l'on attachait une valeur particulière à son acquisition et on en retint la possession pour une seule raison : celle d'une sentiment de responsabilité envers sa population et pour l'honneur qui en découlait. Incidemment, la détermination de l'Angleterre de ne pas laisser s'étendre la puissance de la France en lui rétrocédant le pays après l'avoir conquis résolut la situation ; pendant qu'une perception obscure se faisait jour dans l'esprit anglais, après le traité de 1783 avec les Etats-Unis, que l'enfant de la révolution américaine ne paraissait guère animé de sentiments d'amitié comme on s'y était attendu ou qu'on l'eut désiré; la détermination de ne pas augmenter la puissance américaine, soit par la cession des provinces du nord soit en les négligeant, devint un levier puissant pour leur conservation. Jusque-là, la région entière n'avait été qu’un véritable jeu de volant : de simples cartes dans le grand tournoi de la guerre européenne et des aventures maritimes. La Nouvelle-France, l’Acadie et la compagnie de la baie d'Hudson avaient été mêlées en tout ou

en partie, à de nombreux traités avant le règlement final. Les traités .

de Suse en 1629, de St. Germain-en-Laye en 1632, de Westminster

en 1655, de Breda en 1667, de Ryswick en 1697, d'Utrecht en 1713,

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