‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 77 sur 289 · RE PESTE SN ET · texte numérisé non relu

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rrofesseur Hosmer dans sa Vie d' Henry Adams, a dit avec raison que “les tories étaient généralement des hommes importants, qui avaient dans le pays des intérêts même supérieurs à ceux de leurs adversaires, et il n’y a aucun doute que leur patriotisme fut aussi fervent que celui des autres. Les propriétés des tories étaient les plus belles, leurs manoirs imposants s’élevaient sur les crêtes des collines les plus en vue, ils possédaient les prairies les plus riches et les mieux cultivées.”

Naturellement, ils n'appartenaient pas tous à cette classe, et les 100,000 réfugiés de ces jours sombres, ne sont pas tous venus dans les provinces britanniques. De même que les Huguenots de France, plus de cent ans auparavant, ils se dispersèrent dans tous les pays— un grand nombre dans la Grand-Bretagne ou dans les Antilles.

Parmi les juges et législateurs, les ecclésiastiques et les marchands qui

sortirent des ports et traversèrent les frontières de la République, se trouvaient un grand nombre des soldats réguliers et volontaires, un grand nombre de yeomen et de cultivateurs, un grand nombre d'artisans ou d'hommes de métier. Toutes les croyances religieuses y étaient représentées. Beaucoup de gens appartenaient à l'église d’Angleterre et s'établirent dans le Haut-Canada, sous le direction spirituelle du docteur John Stuart. C'est là également que vinrent s'établir l'enthousiaste et fidèle John Ashbury et la fameuse pionnière du methodisme canadien, Barbara Heck, qui conduisit une bande de loyaux méthodistes sur les rives de la baie de Quinte. Dans le district de Glengarry, dans le Haut-Canada, vint un nombreux et brave corps de catholiques Ecossais, conduits par leurs prêtres, et destinés à prendre une part considérable au développement d'Ontario. Un peu plus tard, un grand nombre des paisibles Quakers et Mennonites de la Pennsylvanie émigrèrent dans le même province. Sur les rives de la Thames vinrent s'établir de nombreux Indiens Mohawks, sous la conduite de Joseph Brant—loyaux survivants des fameuses Six-Nations, Tels étaient les gens, en un sens général qui affluèrent

dans les provinces britanniques du Nord pour fonder et établir un nouvel Etat britannique.

Naturellement, la migration ne se fit pas sans provoquer des commentaires ou une action en Angleterre. L'infraction à l'esprit et à l'intention du traité de 1783, et la faiblesse du gouvernement Shelburne qui accepta ces vagues promesses comine étant une protection suffisante, provoquèrent des débats orageux au parlement, et amenèrent la résignation du ministère. Comme lord North le disait si bien à la chambre : ‘‘quells n'étaient pas les titres de ceux qui, conformément à leur allégeance, à leur enthousiaste obéissance, à la voix du parlement, et à leur confiance dans les proclamations de nos généraux avaient, au péril de leur vie et au prix de la confiscation de leurs propriétés, épousé la cause de la Grande Bretagne.” Il fut finalement décidé d’indemniser les loyalistes de leurs pertes réelles, et une Commission Royale à cette fin fut nommée en 1783, laquelle Commission, dans le cours de sept ans, statua sur 2,291 réclamations, et paya aux intéressés £ 3,886,087 sterling, soit près de #$19,000,000. De grandes concessions de terres dans toutes les provinces leur furent aussi accordées, et en 1789, le titre de U.E.L. fut accordé par la Couronne comme distinction honorifique spéciale devant être portée par chaque loyaliste de l'empire uni, ou son successeur. Des outils, des instruments aratoires et des vivres leur furent aussi distribués de temps

à autre.

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