‹ Histoire populaire du Canada ou Entretiens de Madame Genest à ses petits-enfants [microforme] (volume 2)Chapitre 33 sur 43 · ONS · texte numérisé non relu

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pêcher d'en faire des plaintes au ministère, “ Il a fallu, dit-il, choisir des magistrats et prendre des jurés parmi quatre cent cinquante commerçants, artisans et fermiers (anglais) méprisables principalement par leur ignorance. Ils haïssent la noblesse canadienne à cause de sa naissance, et parce qu’elle a des titres à leur respect... .”

Cependant, le pays était encore loin d’être pacifié. Si, d'un côté, les Canadiens ne pouvaient opposer qu'une résistance passive aux vexations de l'Angleterre, de l’autre, certaines tribus sauvages de l'ouest, sous le commandement du célèbre Ponthiac, ne tardèrent pas à se soulever. Ils s’emparèrent de sept à huit postes anglais, ravagèrent la Pennsylvanie et la Virginie, et massacrèrent ou traînèrent en captivité pas moins de deux mille personnes ; à la fin on parvint à les pacifier.

Murray, rappelé en Angleterre (1766), eut pour successeur Carleton. Les choses continuèrent à aller de mal en pis pour vos pères jusqu’à l’année 1774. À cette époque, le parlement anglais passa une loi célèbre qui est connue dans notre histoire sous le nom d’Acte de Québec. Par cet acte, les anciennes lois civiles françaises étaient rétablies, le serment de fidélité ou du #est aboli, et les droits des catholiques si longtemps foulés aux pieds étaient enfin reconnus. En même temps, cet acte

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