PROTÉGEANT LE SOUVENIR DE COLOMB
reçut rhospitalité. C'est là que Tex- Ambassadeur de la République de Gênes comprit la sublimité de son compatriote, déjà totalement oublié de la Cité natale. C'est de Rome qu'Uberto Foglieta, s'indignant d'une telle indifférence, adjurait ses Concitoyens d'élever enfin à ce Héros un monument de ce marbre tant prodigué à des services secondaires. Là aussi, sous les yeux du Pape Grégoire XIII, le même Ambassadeur ne craignit pas d'imprimer cette affirmation , que jamais dans l'Église Chrétienne nul ne lui fut comparable en mérite. « Ac neutiquam comparabile in christianam œcclesiam promeritum (1). »
Également, on vit un Prince de TÉglise, esprit d'aussi haute valeur que de large érudition, et non moins versé en diplomatie qu'en jurisprudence , s'éprendre de l'héroïsme de Colomb. L'Éminentissime Perrenot, plus connu sous le nom de Cardinal Granvelle , non content de s'être attaché pour secrétaire un des érudits les plus renommés , Juste Lipse , avant d'appeler dans son Archevêché de Besançon les célèbres juristes Alciat et Dimioulin , voulut raviver en Italie la gloire de Christophe Colomb. Sur son invitation, un poète deBrescia, dont il se fit le Mécène , Lorenzo Gambarra , composa en quatre chants son épopée latine de Navigalione Christophori Columbi.
Les relations personnelles du poète avec les plus
(i)Uberto Foglieta, Clarorum Ligurum elogia, p. 36; Rome 1577.